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Soutien d’ECHO à l’action menée par l’OIM pour fermer les camps établis après le tremblement de terre et reloger les victimes

Posté le ven., févr.-08-2013

Haïti - Trois ans après le tremblement de terre qui a dévasté Haïti en 2010, quelque 87 750 familles vivent encore dans 450 camps de fortune insalubres et souvent dangereux, disséminés dans tout le pays.

La DG Aide humanitaire et protection civile (ECHO) de la Commission européenne a décidé d’apporter une nouvelle contribution de 6 millions d’euros à un programme de l’OIM qui aide à reloger les habitants des camps dans des habitations plus sûres en leur attribuant des allocations de logement.

Ces fonds permettront à l’OIM de prolonger ce programme jusqu’en décembre 2013. Au moins 7 560 familles vivant dans 50 des camps les plus insalubres et les plus exposés aux inondations et aux glissements de terrain devraient en bénéficier.

Au total, environ 36 500 familles ou 146 000 personnes devraient recevoir des allocations de logement d’ici à la fin de 2013, ce qui réduira le nombre total de personnes vivant dans des camps à environ 50 250 familles ou 201 000 personnes.

Les programmes de retour mis en place en 2011 par le Gouvernement haïtien et l’Unité de construction de logements et de bâtiments publics (UCLBP) ont déjà permis à quelque 159 178 familles, soit 636 712 personnes, de  recevoir une aide pour se réinstaller dans les communautés où elles vivaient avant le tremblement de terre.

ECHO a commencé à soutenir le projet de l’OIM par une contribution de 1,7 million d’euros versée en août 2012. Le programme avait un double impact. D’une part, il a donné aux familles déplacées la possibilité de prendre un nouveau départ dans un meilleur logement. D’autre part, il a permis aux Haïtiens d’accéder à nouveau aux espaces et services publics et de restituer aux propriétaires les terres privées qui avaient été occupées. En outre, il a créé les conditions nécessaires à la remise en état et à la construction de nouvelles infrastructures.

Entre août et décembre 2012, l’OIM a utilisé les fonds d’ECHO pour faciliter le relogement de 1 560 familles et la fermeture de 26 camps à Port-au-Prince et à Tabarre.

Cinq de ces camps se trouvaient dans des écoles publiques et 21 sur des terres privées ; l’accès à l’eau, à l’assainissement et à d’autres services y était limité. Tous étaient exposés aux inondations et aux maladies à transmission hydrique, notamment le choléra.

L’OIM a aussi utilisé les fonds pour remettre en état les installations sanitaires et rétablir l’accès à l’eau dans les écoles qui avaient été évacuées, en attendant le retour des élèves. Elle a aussi démantelé les abris restants, enlevé les décombres et désinfecté les sites qui avaient été occupés par des familles déplacées depuis le tremblement de terre de 2010.

« La mise hors service des camps permet aux propriétaires légitimes des terres de récupérer leurs parcelles. Beaucoup d’entre eux ont ensuite commencé à construire de nouveaux logements en réponse à l’augmentation de la demande induite par les programmes de retour, en particulier par le relogement des habitants qui vivaient dans des camps » a déclaré Chiara Milano, administratrice de projet à l’OIM.

Le programme contribue aussi à la création d’emplois dans la mesure où les allocations de logement permettent aux propriétaires de terres d’améliorer leur logement ou de construire des pièces supplémentaires et d’améliorer l’accès à l’eau et à l’assainissement. Les bénéficiaires investissent souvent l’argent économisé grâce à ces allocations dans la création d’activités génératrices de revenus et de petites entreprises.

Eu égard au grand nombre de familles qui vivent encore dans des camps et à la nécessité de continuer à améliorer la réponse de la communauté internationale à la situation des personnes déplacées, une partie des fonds qu’ECHO vient de débloquer sera allouée à l’Unité de gestion des données de l’OIM.

Cette Unité établit un rapport bimensuel sur la population vivant dans des camps. En outre, elle collecte, analyse et diffuse des informations clés sur les populations des camps, qui sont utilisées par le Gouvernement et les partenaires humanitaires pour planifier et mettre en place des programmes ciblés.

« L’OIM collabore étroitement avec le Gouvernement haïtien. A ce jour, les résultats des programmes de retour ont été très encourageants, mais beaucoup reste encore à faire afin de trouver des solutions durables pour les familles vivant encore dans des camps, dès que possible et surtout avant la prochaine saison des cyclones qui commencera en juin » a déclaré Gregoire Goodstein, Chef de mission de l’OIM à Haïti.

Pour plus d’informations, veuillez contacter

Francois Desruisseaux
Courriel : frdesruisseaux@iom.int
Tél.: +509 37 92 71 69

Ou Michela Macchiavello
Courriel : mmacchaivello@iom.int
Tél. : +50 3773 1958

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