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ECHO finance le retour et la réintégration d’ex-réfugiés burundais

Posté le ven., févr.-22-2013

Tanzanie – La DG Aide humanitaire et protection civile de la Commission européenne (ECHO) a versé 1,2 million d’euros à l’OIM pour financer un projet visant à promouvoir la réintégration durable des personnes les plus vulnérables parmi les 34 000 ex-réfugiés burundais qui ont quitté la Tanzanie et regagné leur pays à la fin de 2012.

Le projet de réintégration de l’OIM s’articule autour de plusieurs composantes : évaluation communautaire, établissement des profils de plus de 10 000 familles de réfugiés ayant regagné le Burundi, et soutien à l’accès à la terre ; fourniture d’abris à 2 000 ménages très vulnérables et aide pour démarrer une activité de subsistance ou acquérir une formation professionnelle à l’intention de 500 familles environ, afin que les communautés d’accueil puissent aussi bénéficier d’activités génératrices de revenus.

L’évaluation communautaire consistera à cartographier les terres en vue d’allouer les ressources disponibles, à créer des dispositifs offrant une sécurité économique, à renforcer les principaux mécanismes d’adaptation et à établir un aperçu des incidences du processus de retour sur les communautés locales touchées.

En outre, l’évaluation s’accompagnera de l’établissement de profils : dans cet exercice, des données seront recueillies auprès des ménages sur la composition des familles, la situation socioéconomique, le niveau d’éducation, les compétences professionnelles et les activités de subsistance que les personnes espèrent ou aimeraient exercer après leur retour.

Les résultats de l’évaluation et de l’établissement de profils seront transmis au Gouvernement burundais et aux partenaires humanitaires qui participent au processus de réintégration.

Ce projet fait partie d’un mécanisme établi dans le cadre d’un plan d’action interinstitutions pour la réintégration, qui a été approuvé en décembre 2012 par le Gouvernement burundais, des organismes des Nations Unies, des ONG et des partenaires de la société civile.

Les réfugiés burundais vivent dans les camps de Mtabila et Nyarugusu, à l’ouest de la Tanzanie, depuis les violences communautaires qui ont déchiré le Burundi en 1993. Le camp de Mtabila a été fermé l’année dernière, après une évaluation du HCR et du Gouvernement de la Tanzanie qui a montré que seuls 2 700 réfugiés de ce camp avaient besoin d’une protection internationale.

Environ 35 000 ex-réfugiés ont regagné le Burundi l’année dernière avec l’assistance de l’OIM, du HCR et d’autres organismes humanitaires. Les retours au départ du camp de Nyarugusu se poursuivent, tandis que 1 500 ex-réfugiés attendent une décision finale quant à leur statut.

Pour plus d’informations, contacter

Damien Thuriaux
OIM Tanzanie
Tél. : +255 786 585 853
Courriel : dthuriaux@iom.int

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