L’OIM et les partenaires des Nations Unies collaborent avec les autorités mozambicaines en vue de renforcer la protection des travailleurs migrants

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07/10/18

Maputo - L’organisme des Nations Unies chargé des migrations (OIM), l’Organisation internationale du travail (OIT) et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), collaborent aujourd’hui en vue de renforcer la capacité des responsables gouvernementaux mozambicains à fournir une orientation technique pour la mise en œuvre de la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et les membres de leur famille.

La formation nationale de quatre jours sur les rapports des organes conventionnels et l’atelier sur la socialisation et l’intégration de la Convention dans les lois nationales vise à améliorer la capacité du gouvernement à revoir son cadre juridique, politique et institutionnel au Mozambique. 

La Convention fixe les normes minimales en matière de droits de l’homme pour les travailleurs migrants et les membres de leur famille, en se centrant plus particulièrement sur l’élimination de l’exploitation du travail dans le processus migratoire. 

« Le Mozambique est partie à sept traités internationaux et protocoles optionnels depuis 2013 et a été l’un des trois pays d’Afrique australe à ratifier cette convention », a déclaré Katharina Schnoering, chef de mission de l’OIM au Mozambique, dans son discours d’ouverture.

« Je saisis cette occasion pour féliciter le gouvernement du Mozambique pour cette importante étape. Désormais, il est aussi important de travailler sur l’intégration de la Convention dans la législation mozambicaine afin que les engagements pris deviennent réalité. »

L’équipe de facilitateurs est composée de quatre spécialistes des droits de l’homme travaillant au HCDH à Pretoria, au Bureau régional pour l’Afrique australe et au siège à Genève. L’équipe de formateurs comprend deux membres du Comité interministériel mozambicain, représentant le Ministère de la justice, les affaires constitutionnelles et religieuses et le Ministère de la main-d’œuvre, du travail et de la sécurité sociale.

La formation est centrée sur les mécanismes de notification aux organes des traités, tandis que l’atelier vise à donner une orientation sur le processus d’intégration de la Convention dans la législation nationale et sur les obligations qui en découlent. Il aidera également les participants à identifier les lacunes juridiques, politiques et institutionnelles au Mozambique.

« Le compte-rendu de l’Etat membre est l’occasion d’évaluer et d’aborder les questions relatives aux droits de l’homme dans le pays et d’identifier les problèmes et les domaines qui nécessitent une attention accrue. »

Le Mozambique est un pays d’origine, de transit et de destination pour les personnes faisant partie de flux migratoires composites complexes et le pays connaît de plus en plus de mouvements composites depuis l’Afrique de l’Est et la corne de l’Afrique. En raison de leur statut d’immigrant, de leur incapacité à parler la langue locale et de leur méconnaissance du contexte mozambicain, les migrants n’ont souvent pas les moyens d’accéder à la justice ou de bénéficier de l’Etat de droit. La fourniture d’un soutien technique sur l’intégration de la Convention dans la législation nationale permettra de garantir et de faire appliquer les droits des travailleurs migrants. 

Pour plus d’informations, veuillez contacter Linda Manjate Magaia, OIM Mozambique, Tel : +258 823078342 Email : lmanjate@iom.int

 

  • Helena, widow of a Mozambican migrant worker, holding her baby.

  • IOM Mozambique Chief of Mission Katharina Schnoering speaking at the event. Photo: IOM