L’OIM soutient le Burkina Faso dans le suivi des flux migratoires

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05/10/18
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Ouagadougou – L’OIM, l’organisme des Nations Unies chargé des migrations, en partenariat avec le gouvernement burkinabè et l’Union européenne, vient d’activer quatre nouveaux points de suivi des flux (PSF) de population. L’activation de ces nouveaux PSF porte à cinq le nombre de total de PSF au Burkina Faso.

Ces points de suivi des flux de population ont pour objectif de mesurer l’ampleur des mouvements migratoires entrants et sortants afin de mieux connaître et comprendre la nature des migrations dans le pays. Les données recueillies à travers les PSF permettront d’enrichir le profil national de la migration burkinabè, et d’adapter les politiques nationales aux nouvelles dynamiques migratoires.

Les nouveaux points de suivi ont été activés dans la capitale Ouagadougou, ainsi que dans les localités frontalières de Dori-Seytenga et Kantchari (à la frontière avec le Niger), Faramana (à la frontière avec le Mali) et Yendéré (à la frontière avec la Côte d’Ivoire) en coordination avec les autorités locales.

La situation géographique du Burkina Faso – à cheval entre les pays du Sahel (le Niger, le Mali) et les pays d’Afrique Sub-Saharienne (la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Benin et le Togo) – en fait un pays de transit pour des migrants venant de toute la région.

« Les informations collectées à travers les PSF, dont la provenance et la destination des personnes, le sexe, l'âge et la situation socio-économique des migrants – nous permettront d’établir les causes, les flux et tendances migratoires au Burkina Faso », a déclaré Abibatou Wane, la Cheffe de Mission de l’OIM au Burkina Faso. « Avec ces informations, nous serons à même d’offrir des services d’assistance et de protection ciblés et adaptés au contexte”, a-t-elle ajouté. Ces migrants sont souvent démunis, traumatisés par les conditions de voyage ou de détention et sans moyen de rentrer dans leur pays d’origine. C’est pourquoi l’OIM leur apporte une assistance psychosociale ou médicale et les aide à retourner dans leur pays s’ils le désirent.

En mars 2018, la moyenne journalière du nombre de personnes traversant les cinq points de suivi des flux était de 750 individus. Parmi ces personnes, l’OIM a identifié 66% d’hommes, 22% de femmes et 12% de mineurs.

« Je viens de Guinée, et mon 'frère' est du Mali. On est devenu amis en Libye. On a décidé ensemble de rentrer chez nous après tout ce qu’on a vu et vécu en Libye et Algérie. C'était notre rêve d'aller en Europe, mais ça n'a pas marché », explique Salif, un migrant en transit au Burkina Faso.

Comme Salif, l’OIM identifie de plus en plus de migrants bloqués au Burkina Faso après avoir tenté de migrer vers la Libye et se retrouvent dans un état de vulnérabilité.

En Afrique occidentale et centrale - où les flux migratoires résultent d'une multiplicité de facteurs, il est important d'améliorer la compréhension collective des facteurs de migration, des itinéraires et des profils des personnes en déplacement pour mieux les protéger et offrir des alternatives sûres aux personnes qui migrent irrégulièrement.

Ces points de suivi ont été mis en place grâce au financement de l’Initiative conjointe UE-OIM pour la protection et la réintégration des migrants.

Pour plus d’informations, veuillez contacter Andreas De Boer, à l’OIM Burkina Faso, Tel : +226 74 93 81 28 ; Email : adeboer@iom.int; ou Kouhounusse Soura : Tel. : + 226 64 18 00 53 ; Email : ksoura@iom.int

  • Photo: IOM

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