L’OIM soutient l’intervention de l’Indonésie face à la dévastation causée par séisme et le tsunami à Sulawesi

Posted: 
10/05/18
Themes: 
Humanitarian Emergencies, Migration and Environment

Palu - Tandis que le rythme des opérations de recherche et de sauvetage commence à ralentir au Sulawesi central suite au séisme et au tsunami du 28 septembre, l’organisme des Nations Unies chargé des migrations (OIM) déploie du personnel et de l’aide dans la zone sinistrée à la demande des autorités indonésiennes. Trois spécialistes de l’OIM, dont un médecin, prendront part à une mission d’évaluation multiorganisations.

Demain, l’OIM déploiera un convoi de 11 camions depuis Makassar au Sulawesi du Sud vers Donggala, l’une des villes les plus sinistrées de la zone, transportant 83 600 litres d’eau potable dans des bouteilles en plastique réutilisables de 19 litres. Le convoi, le premier de six ou sept prévus dans les prochains jours, sera escorté par la police pour le périple d’environ 24 heures. 

L’eau potable a été identifiée comme l’un des besoins les plus urgents dans la zone, où les infrastructures de base comme l’eau et l’électricité ont été ravagées par la catastrophe. Pendant que le gouvernement s’active pour remettre en marche le courant et les systèmes d’eau potable dans les prochains jours, la cargaison d’eau de l’OIM, organisée à la demande de l’armée indonésienne, sera une mesure provisoire dans une zone qui ne reçoit pas encore le même niveau d’aide que la ville voisine de Palu. 

L’OIM fournit également un réservoir d’eau de 10 000 litres, 4 000 kits de construction d’abris d’urgence et 4 000 kits ménagers pour aider les rescapés de la catastrophe, qui a fait au moins 1 581 morts et grièvement blessé 2 550 personnes. Au moins 113 personnes sont toujours portées disparues et le nombre de victimes devrait augmenter à mesure que les secteurs isolés par les glissements de terrain et les inondations deviennent accessibles. Quelque 66 000 habitations ont été endommagées et près de 71 000 personnes sont déplacées et hébergées dans plus de 140 sites. 

Cette semaine, l’OIM commencera à travailler avec les autorités indonésiennes pour déterminer l’ampleur du déplacement provoqué par le séisme et le tsunami. Le Comité national indonésien pour la gestion des catastrophes (BNPB), le Ministère de la santé et le Ministère des affaires sociales ont convenu de coordonner leurs évaluations pour établir une carte de la catastrophe en utilisant la Matrice de suivi des déplacements (DTM) de l’OIM, un outil qui indique combien de personnes sont déplacées, où elles se trouvent et quels sont leurs besoins immédiats. 

L’évaluation dirigée par le gouvernement débutera par l’identification des sites de déplacement. Une fois un site identifié, le BNPB enregistrera les familles en utilisant un format approuvé. Les données du sondage seront recueillies par 300 étudiants envoyés à Palu par avion depuis Makassar par l’armée indonésienne. L’OIM et le FNUAP fourniront un soutien technique et les informations seront diffusées sur un site internet public pour éclairer l’action humanitaire. 

« Nous œuvrons en coopération étroite avec nos collègues du gouvernement et de nos organismes partenaires pour garantir que la communauté humanitaire dispose des données dont elle a besoin pour fournir une aide humanitaire efficace. La DTM nous aidera à garantir que les personnes les plus nécessiteuses reçoivent l’aide escomptée », a déclaré Mark Getchell, chef de mission de l’OIM en Indonésie. 

En début de semaine, l’OIM a alloué 200 000 dollars de son fonds interne pour lancer son intervention d’urgence. Des fonds supplémentaires sont attendus du Fonds central des Nations Unies pour les interventions d’urgence (CERF) et du Bureau de l’USAID chargé de l’aide en cas de catastrophe à l’étranger (OFDA). 

Les séismes sont monnaie courante en Indonésie, l’un des pays les plus sismiquement actifs de la planète. Le 5 août, un séisme de magnitude 6,9 et une série de répliques ont frappé l’île de Lombok, à 1 700 km de Palu, tuant au moins 430 personnes et blessant 1 300 autres. Des dizaines de milliers d’habitants sont toujours déplacés et plus de 67 000 habitations auraient été endommagées. 

Un séisme de magnitude 9,2 qui avait frappé les côtes de Sumatra le lendemain de Noël 2004 avait provoqué un tsunami qui avait fait environ 220 000 morts, dont plus de 160 000 Indonésiens. L’OIM a été un partenaire clé du gouvernement dans l’action d’urgence et la reconstruction, créant un train logistique pour acheminer l’aide et reconstruisant des milliers d’habitations, de cliniques, d’écoles et de bâtiments gouvernementaux. 

Depuis, l’Indonésie a beaucoup investi dans ses systèmes d’intervention d’urgence. L’OIM travaille depuis plusieurs années en collaboration étroite avec l’agence nationale de planification des catastrophes sur des formations et des simulations, en particulier dans la province d’Aceh, la plus touchée en 2004. 

L’OIM est présente en Indonésie depuis 1979. Elle dispose aujourd’hui de 16 bureaux, dont deux de longue date à Sulawesi, et mène à bien des projets dans 11 sites à travers le pays. Pour en savoir plus sur le travail de l’OIM en Indonésie, rendez-vous sur : http://indonesia.iom.int 

Pour plus d’informations, veuillez contacter Mark Getchell, OIM Indonésie, Tel :  +62 8111092582, Email : mgetchell@iom.int

 

  • IOM emergency response specialists working with government and UN partners assess the devastation caused by the earthquake and tsunami in Central Sulawesi. Photo: IOM 2018

  • IOM emergency response specialists working with government and UN partners assess the devastation caused by the earthquake and tsunami in Central Sulawesi. Photo: IOM 2018

  • IOM emergency response specialists working with government and UN partners assess the devastation caused by the earthquake and tsunami in Central Sulawesi. Photo: IOM 2018