La typologie de la migration irrégulière
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La migration irrégulière échappe aux règles et aux procédures qui régissent à l'échelle internationale la circulation ordonnée de personnes, elle revêt plusieurs formes dont les distinctions et les recoupements sont importants pour les décideurs et les praticiens. Une certaine strate d'immigration clandestine n'est pas organisée parce que liée à des « motifs familiaux ». Par exemple, une personne peut essayer de s'introduire dans un pays en présentant un document valable délivré à un membre de sa famille qui lui ressemble. Dans d'autres cas, des personnes peuvent recourir à diverses méthodes pour pénétrer illégalement dans un pays. Ces traits de la migration irrégulière existent de longue date, ils appellent un contrôle vigilant des personnes aux points d'entrée dans un pays et une bonne connaissance des méthodes utilisées par les individus désireux de pénétrer clandestinement sur son territoire. Bien des marchés du travail des pays de destination peuvent, à l'évidence, absorber quantité de migrants en situation irrégulière, ce qui constitue un facteur d'attraction quelles que soient les mesures de gestion migratoire adoptées par les pouvoirs publics. L'existence d'emplois mieux rémunérés et d'employeurs désireux d'embaucher des travailleurs clandestins sont autant de facteurs d'attraction importants. Lorsque l'obtention ou le maintien dans un emploi illégal relève d'une action structurée due à un groupe, celle-ci peut être considérée comme un trafic illicite aux termes du protocole décrit ci-après. Indépendamment de l'application de ce protocole, de tels actes constituent généralement une violation des ordres juridiques nationaux. Les pouvoirs publics doivent jeter des passerelles entre les secteurs dont ils ont la charge - tels que l'économie, les affaires sociales, le commerce, l'emploi, la culture, la sécurité et le développement - afin d'affronter efficacement la migration irrégulière. Il est essentiel d'instaurer des partenariats et d'élaborer des politiques transversales rationnelles face à ce type de migration. De tels partenariats permettront à la fois de créer des circuits licites de migration et de prendre des dispositions concernant le retour des migrants en situation irrégulière dans des conditions de sécurité et de dignité. En outre, le trafic illicite organisé de migrants sur une vaste échelle ainsi que la traite des personnes fondée sur la contrainte et l'exploitation constituent à notre époque deux défis majeurs pour la gestion migratoire. La distinction entre «trafic illicite» et «traite» est particulièrement bien illustrée par les définitions figurant dans les protocoles connexes de la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée. Ces définitions sont celles retenues dans la liste de termes figurant au début de la présente section. La Convention contre la criminalité transnationale organisée est entrée en vigueur le 29 septembre 2003, après avoir été ratifiée par le nombre prescrit d'États. Le Protocole contre la traite des personnes est entré en vigueur en décembre 2003 et le Protocole contre le trafic illicite des migrants par terre, air et mer en janvier 2004. Dès ce moment, la convention et les protocoles sont devenus des instruments juridiquement contraignants. Points importants
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