Action requise pour lutter contre les effets de la chute des envois de fonds

Posted: 
06/15/20
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Le 16 juin, l'OIM se réunit avec ses partenaires pour célébrer la Journée internationale des envois de fonds à la famille (IDFR), en reconnaissance de l'importance des envois de fonds pour les migrants, leurs familles et leurs communautés. Si l’IDFR est traditionnellement axée sur les flux financiers, l'OIM souligne qu'il s'agit simplement des moyens les plus facilement identifiables par lesquels les migrants contribuent au bien-être et au développement dans les pays d'origine et de destination.

Les migrants et la diaspora s'engagent dans le commerce, le tourisme, l'investissement et la philanthropie, et génèrent également des « transferts sociaux », c'est-à-dire le flux de compétences, de connaissances, d'idées et de valeurs qu'ils véhiculent dans leur pays d'origine. Contrairement aux transferts financiers, les transferts sociaux s'étendent à l'ensemble de la communauté, pour un impact plus important sur le développement.

Selon le FIDA (Fonds international de développement agricole), une personne sur neuf en moyenne, soit environ 800 millions de personnes au total, reçoit des fonds qui sont utilisés principalement pour améliorer l'accès à une éducation de qualité, à la nourriture, aux soins de santé, à la création de petites entreprises et à tout un éventail d'autres objectifs. A eux deux, les transferts financiers et sociaux ont un rôle important à jouer dans la réalisation des objectifs familiaux individuels, l'amélioration des moyens de subsistance et, plus largement, la réalisation des Objectifs de développement durable.

La pandémie de COVID-19 a mis l'économie mondiale à l’arrêt et a fait croître le chômage, en particulier au sein des communautés de migrants. Cela a perturbé les flux internationaux d'envois de fonds. Selon la Banque mondiale, il est attendu que les flux mondiaux d'envois de fonds diminuent de près de 20 % en 2020. Ces perturbations sont le résultat des fermetures des frontières, de la distanciation physique, des mesures de confinement et de l'augmentation du chômage, en plus de conditions de vie et de travail déjà difficiles pour beaucoup. Les destinataires des envois de fonds ne bénéficient pas nécessairement d'une forme de protection sociale et ne sont pas en mesure de combler le manque à gagner résultant de cette baisse.

« Il est crucial pour nous tous d'unir nos forces et de soutenir les migrants et les familles éprouvés par la perte soudaine de revenus, en particulier ceux qui sont en bas de la pyramide, qui ne peuvent plus se nourrir, se loger ou accéder aux services de santé essentiels », a déclaré le Directeur général de l'OIM, António Vitorino.

« L'OIM est prête à travailler avec tous les partenaires et parties prenantes pour rétablir les moyens de subsistance et garantir les gains de développement découlant de la mobilité humaine dans toutes les régions du monde. »

Les projets et programmes de pays associés à l'OIM sont conçus pour contribuer à une compréhension plus nuancée des envois de fonds et de leur importance pour les migrants, les familles et les communautés par le biais d'études, de sondages auprès des ménages, d’enquêtes sur les marchés et de recherche. L'OIM contribue également à améliorer la politique et la réglementation en matière d’envois de fonds dans le but de promouvoir des interventions sociales et financières plus ciblées. Plus précisément, l'OIM a amélioré son application pour smartphone, MigApp, très utilisée pour comparer les coûts des envois de fonds, qui extrait des données de plusieurs sites web de comparaison des coûts et génère une estimation en temps réel pour les migrants qui souhaitent transférer de l'argent.

Pour souligner combien il est urgent de s'attaquer aux effets négatifs de la COVID-19 sur les envois de fonds, l'OIM s'associe à la communauté internationale, au secteur privé et à la diaspora pour discuter des moyens visant à remédier à la perturbation des flux d’envois de fonds. A cet égard, deux initiatives clés ont vu le jour : l'appel à l'action lancé le 22 mai 2020 par les gouvernements suisse et britannique et le Groupe de travail sur les envois de fonds coordonné par le FIDA, qui émet une série de recommandations techniques.

Pour plus d’informations, veuillez contacter le siège de l’OIM :

 

Safa Msehli, Tel : +41794035526 Email : smsehli@iom.int

Deepali Fernandes, Email : dfernandes@iom.int

 

 

 

 

 

 

  • Selon le FIDA, une personne sur neuf en moyenne, soit environ 800 millions de personnes au total, reçoit des fonds qui sont utilisés principalement pour améliorer l'accès à une éducation de qualité, à la nourriture, aux soins de santé, à la création de petites entreprises et à tout un éventail d'autres objectifs. Photo: OIM