Déclaration commune : obtenir les empreintes digitales et les photos d’enfants sous la contrainte n’est jamais acceptable

Posted: 
03/13/18
Themes: 
Migration Policy, Migration and Youth

Bruxelles - L’OIM, d’autres organismes des Nations Unies et des ONG ont publié, hier (12/03) une déclaration commune soulevant des inquiétudes à l’approche des négociations des institutions de l’UE le 27 mars sur le Règlement EURODAC. La déclaration met en garde contre le fait que le système proposé qui vise à élargir la base de données actuelle des demandeurs d’asile permettrait d’exercer des pressions sur les enfants pour relever leurs empreintes digitales et prendre des photos de leur visage.

Etabli en 2003, le Règlement EURODAC établit une base de données européenne d’empreintes digitales. Lorsqu’une personne demande l’asile, peu importe où elle se trouve dans l’UE, ses empreintes digitales sont transmises au système central EURODAC. Le système vise à mieux identifier « les ressortissants de pays tiers en situation irrégulière » grâce aux données biométriques.

La déclaration commune insiste sur le fait que toute pression exercée, sous quelque forme ou de quelque façon que ce soit, dans le contexte de la migration est une violation des droits de l’enfants, que les Etats membres de l’UE sont déterminés à défendre et à faire respecter.

L’OIM et ses partenaires exhortent le Conseil de l’union européenne, le Parlement européen et la Commission européenne à exempter tous les enfants, quel que soit leur âge, de tout dispositif coercitif dans le Règlement EURODAC, en toute conformité avec la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant.

Télécharger la déclaration commune ici (en anglais).

Pour plus d’informations, veuillez contacter Melissa Julian, OIM Bruxelles, Tel : +32 2 287 7133, Email : mjulian@iom.int