La mort d'enfants autochtones souligne la nécessité d'améliorer la santé des populations ngobe-bugle

Posted: 
10/04/07

La mort d'enfants autochtones dans le nord-ouest du Panama a
récemment rappelé qu'il fallait d'urgence
améliorer la santé des populations autochtones en
Amérique Centrale, comme l'a rappelé aujourd'hui
l'OIM.

Ces derniers jours, les médias nationaux et
internationaux ont signalé la mort d'un nombre encore
indéterminé d'enfants ngobe-bugle au Panama victimes
de maladies respiratoires. La malnutrition, des conditions de vie
difficiles, et un accès limité aux services de
santé ont contribué à la mort de près
de 40 enfants vivant sur les territoires autochtones, et
l'hospitalisation de nombreux enfants ces deux derniers mois.

Alors que les représentants de la Santé
panaméens ont du mal à résoudre cette crise,
l'OIM et ses partenaires tentent activement d'atteindre les
migrants d'origine ngobe-bugle au Costa Rica. Chaque année,
près de 12000 Ngobe-Bugle migrent au Costa Rica durant la
saison de la récolte du café. Les migrants, parmi
lesquels se trouvent de nombreux enfants, commencent à
affluer vers les exploitations agricoles situées à la
frontière sud du pays.

« L'OIM s'inquiète de la santé de cette
population fortement marginalisée » affirme Rosilyne
Borland, en charge du programme de Santé de l'OIM au Costa
Rica. « Les migrants ont souvent un accès
limité aux services de santé et sont
vulnérables face aux maladies, et plus
particulièrement aux maladies respiratoires, en raison de
mauvaises conditions de vie et de travail. » Les conditions
de vie dans nombre d'exploitations agricoles au Costa Rica sont
similaires aux conditions de vie des communautés autochtones
au Panama.

Pour atteindre ces migrants, l'OIM et les autorités
sanitaires régionales de la Caja Costaricense de Seguro
Social (CCSS) proposent des services médicaux dans les
exploitations de café sous la direction du Dr. Pablo Ortiz,
directeur de la zone sanitaire de Coto Brus. Depuis 2003, la CCSS a
mis en place des équipes mobiles et a pu prolonger ce
programme en 2007 grâce aux fonds accordés par la
Banque mondiale.

Le projet Finca Sana (Ferme saine) s'appuie sur des
équipes mobiles et sur la formation de promoteurs de la
santé au sein de ces populations. L'équipe
médicale cherche à détecter des
symptômes de maladies respiratoires, fait des tests pour
détecter les cas de tuberculose et d'autres maladies, et
oriente, si nécessaire, les patients vers les
hôpitaux.

« En 2006, nous avons réorienté 54 personnes
vers les hôpitaux pour différents symptômes, en
particulier dans le cas de problèmes respiratoires »
explique le Dr. Ortiz. « Nos équipes n'ont pas
constaté d'augmentation des cas de maladies respiratoires
cette année, mais nous continuons de surveiller de
près la situation. »

La malnutrition est un problème récurrent au sein
des populations ngobe-bugle et un simple rhume ou une grippe
peuvent mettre des vies en danger. « Grâce au programme
Finca Sana, nous espérons pouvoir mieux suivre les
problèmes de malnutrition chez les enfants » explique
Rosilyne Borland. « La question de la santé de ces
populations est une priorité sanitaire au Costa Rica et en
Amérique Centrale. Nous espérons que notre projet
contribuera à améliorer les réseaux sanitaires
pour mieux répondre à ce type d'urgences. »

Pour plus d'informations, veuillez contacter:

Rosilyne Borland

OIM Costa Rica

Tél. : +506 895 9161

E-mail : "mailto:rborland@iom.int">rborland@iom.int

ou

Jessica Saavedra

Tél. : +506 221 5348 ext. 125

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