L’analyse du marché du travail permettra de protéger les intérêts des travailleurs migrants asiatiques

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06/03/16

Sri Lanka - Plus de 2,5 millions de travailleurs asiatiques quittent leur pays chaque année pour aller travailler à l’étranger, mais l’attention accordée aux exigences et aux tendances dans les pays de destination reste limitée.

Un symposium organisé au Sri Lanka a conclu qu’à une époque où le marché du travail devient de plus en plus compétitif et où la technologie se développe, il est de plus en plus important de formuler de meilleures politiques de l’emploi à l’étranger pour répondre aux secteurs et aux compétences qui sont demandés dans les pays de destination.

Dans le cadre du Processus de Colombo, un processus consultatif régional sur la gestion de l’emploi et du travail contractuel à l’étranger pour les pays d’origine en Asie, présidé par le Sri Lanka, le symposium a mis en place des activités communes dans le domaine de la recherche et de l’analyse du marché du travail, ce qui permettra aux pays d’origine de mieux formuler les politiques migratoires.

« Il existe un besoin pressant d’identifier les défis et de mettre au point des stratégies globales prenant en compte les besoins à court terme et à long terme du marché du travail dans les onze États parties au Processus de Colombo. Il faut tout particulièrement s’employer à assurer la cohérence avec les besoins du marché du travail, à fournir des occasions plus régulières pour la migration de la main d’œuvre au même niveau de compétence et à garantir une reconnaissance transfrontalière des compétences », a déclaré G. S. Withanage, secrétaire au ministère de la main d’œuvre à l’étranger.

« D’après le rapport sur le développement humain 2015, les employés sont en concurrence pour les postes d’un marché mondialisé. De nombreux domaines du marché du travail ont été mondialisés ; les multinationales ont accès à des travailleurs du monde entier, qui sont en concurrence à l’échelle mondiale pour les emplois. Une des principales priorités thématiques du Processus de Colombo est de dégager les tendances du marché du travail des pays de destination. Les informations sont nécessaires si l’on veut planifier, concevoir et mettre en œuvre des politiques de migration de main d’œuvre », a remarqué Heinz Walker-Nederkoorn, ambassadeur de Suisse au Sri Lanka et aux Maldives.

« L’OIM s’engage à soutenir davantage les membres du Processus de Colombo afin qu’ils réalisent des progrès collectifs dans ce domaine thématique par le biais d’actions communes au niveau régional », a indiqué Giuseppe Crocetti, chef de mission de l’OIM au Sri Lanka.

L’atelier a été organisé dans le cadre du projet régional de l’OIM sur le renforcement de la gouvernance en matière de migration de main-d’œuvre par le biais de la coopération dans les pays du processus de Colombo, qui est financé par la Direction du développement et de la coopération suisse (DDC). L’OIM se charge également du secrétariat du Processus de Colombo et apporte de l’aide technique et administrative.

Pour plus d’informations, veuillez contacter Giuseppe Crocetti, de l’OIM au Sri Lanka. Email : gcrocetti@iom.int, Tél : +94 115 325 300.