Le Bureau régional de l’OIM lance un Plan stratégique de préparation et de riposte pour l’Afrique de l’Est et la corne de l’Afrique

Posted: 
04/14/20
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COVID-19

Nairobi - Le Bureau régional pour l’Afrique de l’Est et la corne de l’Afrique de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a lancé un appel de 71,6 millions de dollars dans le cadre du Plan stratégique de préparation et de riposte à la COVID-19 (en anglais) pour aider des millions de migrants et de déplacés internes dans la région à faire face à l’urgence de santé publique mondiale que représente la COVID-19. 

La fermeture des frontières, les confinements et couvre-feux et le gel de l’économie dans la région ont immobilisé des millions de personnes, vulnérables et confrontées à un avenir incertain. Les travailleurs migrants perdent leur emploi, qui est leur seul moyen de survie, et font face à la stigmatisation et à la xénophobie car les étrangers sont perçus comme porteurs de la maladie.

D’importants obstacles dans l’accès à la santé et aux soins médicaux ont été mis en évidence et les familles les plus pauvres et les plus vulnérables dépendantes des rapatriements de fonds sont confrontées à des difficultés potentielles car les soutiens de famille à l’étranger perdent leurs emplois.

Les activités de prévention et de riposte du Bureau régional face à la COVID-19 sont déjà bien amorcées.

  • En Ethiopie, l’OIM fournit de la nourriture et un hébergement à près de 3 000 migrants de retour de différents endroits en raison de la pandémie.
  • Au Kenya, 35 professionnels médicaux, logisticiens et spécialistes des ressources humaines aident les autorités à gérer les cas.
  • En Somalie, l’OIM aide à l’approvisionnement d’équipements de dépistage et de protection individuelle pour les responsables de la santé et de l’immigration.
  • Au Burundi et en Erythrée, le renforcement des capacités du personnel sanitaire et des responsables de l’immigration dans les zones frontalières est en cours.
  • En Ethiopie et au Rwanda, des kits d’outils et des supports d’informations sont distribués, notamment dans les communautés frontalières aux points d’entrée.
  • En Ouganda, au Rwanda et à Djibouti, des formations sont dispensées dans les hôpitaux et les centres médicaux dans les zones à forte densité de migrants.
  • En tant que principale organisation chargée de la coordination et de la gestion des camps, l’OIM étend également ses services d’eau, d’assainissement, d’hygiène et de santé aux personnes déplacées au Soudan du Sud, en Somalie et en Ethiopie, afin de réduire la probabilité que la COVID-19 n’atteigne les communautés les plus vulnérables du monde.
  • Enfin, en réponse aux demandes des gouvernements à travers la région, l’OIM se prépare à contribuer au dépistage de la COVID-19.

Les organismes de santé publique, notamment l’Organisation mondiale de la Santé, ont exprimé leur crainte que la COVID-19 ne se propage, prenant modèle sur la courbe d’autres régions. L’impact en Afrique de l’Est et dans la corne de l’Afrique devrait être considérable et bien plus catastrophique que dans les pays à revenu élevé, compte tenu du mauvais état des systèmes sanitaires et de l’insuffisance de professionnels de santé.

L’OIM est positionnée de façon stratégique pour aider en raison de son expertise et de son rôle de chef de file dans la réponse humanitaire, la coordination transfrontalière, le renforcement de capacités pour le personnel gouvernemental, l’amélioration des structures sanitaires aux postes-frontières et aux points d’entrée. Il est nécessaire d’aider à la gestion des cas, de surveiller et de cartographier les déplacements à l’intérieur des frontières et à l’étranger et de travailler dans les sites de déplacement.

C’est dans ce contexte que le Bureau régional de l’OIM pour l’Afrique de l’Est et la corne de l’Afrique lance un appel de fonds supplémentaires pour ses programmes de soutien stratégique afin de réduire l’impact de la maladie.

« L’épidémie de COVID-19 est un grave problème de santé publique. Elle est bien plus grave pour les migrants dans cette région qui dépend si fortement de la migration pour travailler afin de survivre et de soutenir leurs familles. La fermeture des frontières aériennes, terrestres et maritimes est également une préoccupation majeure car de nombreux migrants et communautés locales dépendent de la libre circulation entre les frontières poreuses de la région, a déclaré Mohammed Abdiker, Directeur régional de l’OIM.

Et d’ajouter, « les systèmes de soins de santé sont inadéquats pour gérer une épidémie de masse, notamment au sein des populations de déplacés. Cet appel vise à préparer la résurgence attendue du nombre de cas et de réduire ou atténuer les conséquences de la propagation de la pandémie de COVID-19. »

Les fonds seront utilisés pour répondre aux besoins humanitaires des migrants et des déplacés internes dans la région, renforcer la surveillance de la maladie, améliorer la prévention en construisant des stations de lavage des mains, consolider la coordination transfrontalière, renforcer la capacité du personnel gouvernemental à faire face à la pandémie, contrôler et cartographier les mouvements de personnes dans la région et diffuser des informations sur les mesures de prévention de la COVID-19 ciblant les migrants, les réfugiés et les personnes déplacées.

L’OIM est à la tête du cluster humanitaire chargé de la coordination et de la gestion des camps (CCCM) et, forte de ses plus de 430 bureaux et 14 000 collaborateurs à travers le monde - dont plusieurs milliers travaillant spécifiquement dans les domaines de la santé et de la participation communautaire -, elle occupe une position unique pour fournir un soutien lors des situations d’urgence de santé publique internationales.

Depuis janvier, l’Organisation a aidé les gouvernements à se préparer et à répondre à la COVID-19. La reconnaissance de la nature évolutive de la crise et de l’appel s’aligne sur le Plan stratégique de préparation et de riposte de l’OIM.  

Lien vers le Plan stratégique régional de préparation et de riposte.

La Plateforme mondiale de réponse à la crise de l’OIM (en anglais) donne un aperçu des projets et des besoins de financement de l’OIM pour répondre aux aspirations et besoins évolutifs des personnes touchées, ou à risque de l’être, par la crise et le déplacement en 2020 et au-delà. La Plateforme est régulièrement mise à jour à mesure de l’évolution des crises et de l’émergence de nouvelles situations. 

Pour des demandes de financement et de partenariat, veuillez contacter Julia Hill-Mlati : jhillmlati@iom.int, portable : +254 729 846 749

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  • Infection prevention and control (taking temperature) of refugees as part of 'fit to travel’ medical screening for voluntary repatriation to Burundi. Photo: IOM 
     

  • IOM team assess water points of entry between Tanzania and DRC. Photo: IOM 
     

  • Community meeting in Kismayo, Somalia. Photo: IOM