Communiqué
Global

Le bureau régional de l’OIM à Vienne organise une formation au suivi du déplacement dans le monde

Vienne - « Si nous voulons répondre aux questions « pourquoi », « où » et « qui », nous avons besoin d’informations provenant des personnes qui se déplacent », a déclaré Daunia Pavone, fonctionnaire de l’OIM actuellement basé en Grèce.

Elle s’est exprimée lors d’un événement mondial qui s’est terminé vendredi au Bureau régional de l’OIM à Vienne, où des dizaines de fonctionnaires du monde entier ont été formés à l’utilisation de la Matrice de suivi des déplacements (DTM) de l’Organisation.

La DTM est un système développé par l’OIM, qui suit et contrôle le déplacement et la mobilité des populations pour que les gouvernements et les organisations puissent mieux comprendre les mouvements et les besoins des déplacés. Elle fournit des informations fiables pour la planification des interventions en cas de crise.

La DTM fonctionne en emmagasinant des données recueillies par des professionnels à des endroits clés d’origine, de transit et de destination, grâce à des entretiens, des sondages et des statistiques officielles des gouvernements là où le déplacement se produit, en temps réel. Les données brutes peuvent ensuite être interprétées, utilisées et partagées par les experts aux niveaux régional et interrégional dans les antennes de la DTM à Dakar, Nairobi, Le Caire, Vienne et Bangkok. 

« Il s’agit de notre sixième séance de formation mondiale mais notre toute première en Europe », a expliqué Stephanie Daviot, de l’équipe mondiale de la DTM, qui a dirigé la séance d’introduction. « Nous améliorons la capacité de l’OIM à synthétiser et à analyser les données, permettant ainsi au personnel d’apprendre des experts et de leurs pairs et de renforcer la DTM en tant que principal système de suivi et de contrôle des personnes déplacées. »

A ce jour, la DTM est utilisée pour suivre 15 millions de personnes en déplacement. Elle emploie 4 000 personnes et 200 experts et est active dans 48 pays. Elle fonctionne par la collecte de données sur le terrain et grâce à la collaboration étroite avec les autorités locales, régionales et nationales.

La coopération de la DTM avec tous les niveaux de gouvernement est très bien organisée dans les lieux sensibles actuels de flux migratoires, notamment la Turquie. « Les autorités nationales sont totalement favorables à ce travail, en particulier parce que personne d’autre ne dispose de ces données actuellement », a déclaré Gokan Yasar, assistant du projet de la DTM pour l’OIM en Turquie.

Les données sur les quelque 3,5 millions de migrants et réfugiés en Turquie sont recueillies dans les quartiers et partagées avec la Direction turque pour la gestion des migrations. Cet accord a permis à l’OIM d’étendre la collecte des données, passant de 15 à 25 des 81 provinces du pays.

Le système de la DTM joue également un rôle clé le long de la route des Balkans, empruntée par les personnes qui migrent vers l’Europe. Il utilise Geoportal, un outil de cartographie interactif qui se sert de données à jour sur le terrain pour cartographier les lieux où se trouvent les migrants.

Geoportal a permis de garder à jour les lieux des déplacés même lorsque leurs mouvements étaient stoppés par la réintroduction de contrôles aux frontières. « Lorsque les flux migratoires à travers les Balkans occidentaux ont chuté au lendemain de la Déclaration UE-Turquie, nous avons pu évaluer et déterminer le nombre de migrants qui se sont retrouvés bloqués en chemin grâce au réseau établi », a expliqué Kristina Uzelac, responsable de la DTM basée au Bureau régional de l’OIM à Vienne.

Rendez-vous sur les sites internet de la Matrice de suivi des déplacements :
http://www.globaldtm.info/
http://migration.iom.int/europe/

Pour plus d’informations, veuillez contacter Ivona Zakoska-Todorovska, Bureau régional de l’OIM à Vienne, Tel : +4315812222, Email : izakoska@iom.int