Le déplacement interne au Mali pourrait prendre fin en 2017 si la violence cesse

Posted: 
03/03/17
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Internally Displaced Persons

Mali – Le déplacement interne au Mali pourrait être résolu d’ici la fin de l’année 2017, mais à la condition que la violence communautaire et le conflit armé ne redémarrent pas. L’OIM appelle tous les groupes au Mali à encourager la stabilité et la paix pour éviter de nouveaux déplacements et favoriser le retour des personnes toujours déplacées.

Plus de 500 000 personnes ont été déplacées par la rébellion armée au nord du Mali et le coup d’Etat qui s’en est suivi janvier 2012. Quelque 31 000 autres personnes ont été déplacées en 2016 en raison des violences communautaires, qui se sont aujourd’hui atténuées.

Le nombre total de déplacés internes à travers le pays s’élève désormais à 44 762 (7 980 familles), d’après la Commission sur les mouvements de population (CMP) de la Direction pour le développement social du Ministère de la solidarité et de l’action humanitaire.

La majorité des déplacés (61 pourcent ou 27 250 personnes) se trouvent toujours dans le nord. Il sont principalement déplacés à Gao (7 760), à Ménaka (10 381) et à Tombouctou (9 109).

L’OIM et ses partenaires humanitaires aident au retour et à la réintégration des déplacés internes présents dans le nord et dans d’autres régions du pays. Le nombre de personnes déplacées qui rentrent chez elles continuera de croître si l’insécurité disparaît.

« La situation reste fragile et imprévisible du point de vue de la sécurité. Si le conflit armé ou les violences communautaires ne reprennent pas et si les déplacés et les communautés d’accueil reçoivent une aide humanitaire adéquate, je suis convaincu que d’ici la fin de l’année, le déplacement interne fera partie du passé », a déclaré Bakary Doumbia, chef de mission de l’OIM au Mali. Le nombre de déplacés a déjà baissé de plus de 90 pourcent », a t-il ajouté.

L’OIM redoublera d’efforts pour fournir un soutien aux déplacés qui rentrent chez eux spontanément dans les zones sécurisées en leur fournissant une aide au retour. Elle poursuivra également ses activités de stabilisation communautaire, notamment la réhabilitation des habitations endommagées, la fourniture et la distribution d’articles essentiels, la promotion de la cohésion sociale, la formation et la promotion de l’emploi des jeunes, l’aide psychosociale et les activités génératrices de revenu. Ces activités, soutenues par les initiatives de paix dans les zones touchées, sont destinées à favoriser la coexistence pacifique au sein de la population.

Suite à la crise de 2012 et au déplacement de centaines de milliers de personnes, l’OIM a déployé sa Matrice de suivi des déplacements (DTM), en collaboration étroite avec le gouvernement, afin de fournir des informations actualisées sur les mouvements et les besoins des déplacés internes et des migrants de retour.

Tout en continuant à fournir une aide technique, l’OIM a transmis la gestion de la DTM au gouvernement en novembre 2015, remettant les rênes du processus de collecte et d’analyse des données à la Direction nationale pour le développement social (DNDS), dont le personnel soutient les opérations de la DTM depuis son lancement.

Les activités de la DTM sont désormais menées à bien en coordination avec l’OIM et sont financées par le Bureau de l’aide en cas de catastrophe à l’étranger (OFDA) de l’USAID, le gouvernement du Japon, le Service de la Commission européenne à l’aide humanitaire et à la protection civile (ECHO), la Direction suisse du développement et de la coopération (SDC), l’Agence suédoise pour la coopération internationale au développement (SIDA) et l’Agence espagnole pour la coopération internationale au développement (AECID).

Pour plus d’informations, veuillez contacter David Coomber, OIM Mali, Tel: +223 90500002, Email: dcoomber@iom.int