Le théâtre de la communauté mozambicaine participe à la lutte contre la traite

Posted: 
11/23/06

Une pièce de théâtre visant à
sensibiliser la communauté mozambicaine vivant en Afrique du
Sud à la question de la traite jouée à
Johannesburg marque le début d’une campagne
internationale de 16 jours contre les violences faites aux femmes
et aux enfants.

Produite par le programme de l’OIM de lutte contre la
traite SACTAP et par le Community Media for Development, une
compagnie privée qui vise à renforcer le recours aux
médias et au théâtre dans le cadre du
développement, cette pièce intitulée «
Khuluma Afrika » raconte l’histoire de deux sœurs
originaires du Mozambique victimes de la traite et envoyées
en Afrique du Sud. Les deux sœurs, séparées,
exploitées et désespérées, se
réconfortent aux travers de lettres au travers desquelles
elles expriment leurs souffrances, leurs rêves et leur espoir
de retourner chez elles.

L’OIM estime qu’au moins 1 000 femmes originaires du
Mozambique sont victimes de la traite et sont envoyées en
Afrique du Sud chaque année. La pauvreté est un
élément essentiel qui les rendent sensibles aux
promesses des passeurs. Une fois en Afrique du Sud, les femmes
mozambicaines victimes de la traite finissent par travailler dans
l’industrie du sexe de Johannesburg ou sont vendues dans les
zones minières comme « femmes » et
forcées de travailler comme domestiques et comme esclaves
sexuelles sans rémunération.

Cette pièce de théâtre sera jouée en
portugais dans les zones minières de Gauteng, ainsi que dans
les lieux où la communauté mozambicaine se
réunit à Johannesburg et dans les points de transit
clés pour les migrants mozambicains en Afrique du Sud. Cette
pièce vise à encourager le public à signaler
les cas suspects grâce au numéro d’assistance
gratuit de l’OIM, le 0800 555 999.

Ce projet théâtral sera suivi par une campagne
nationale d’information visant à la fois les femmes
victimes de la traite et les personnes susceptibles de
dénoncer les cas de traite, grâce à une
campagne d’affichage et au recours à d’autres
types de supports dans les zones où le nombre de femmes
victimes de la traite est le plus important, notamment dans le
district d’Hillbrow, à Johannesburg.

Pour plus d’informations, veuillez contacter:

Karen Blackman

OIM Pretoria

Tél. : +27 12 342 11 20

E-mail : "mailto:[email protected]">[email protected]