Les agences de contrôle aux frontières planifient une coopération en Afrique de l’Est et dans la corne de l’Afrique

Posted: 
11/06/18
Themes: 
Integrated Border Management

Nairobi -  Huit pays de l’Afrique de l’Est et de la corne de l’Afrique se sont engagés à établir des « groupes de travail technique transfrontaliers interinstitutions » qui faciliteront la mise en œuvre de 22 bonnes pratiques identifiées, destinées à stimuler la coopération et à améliorer l’efficacité des opérations aux frontières.

Les frontières de la région font partie des plus empruntées car elles sont à la croisée d’itinéraires migratoires clés pour le mouvement des personnes à l’intérieur de la région et vers d’autres destinations majeures, comme l’Europe et les pays du Golfe. Les priorités nationales disparates entre les pays voisins ne permettent pas toujours la coopération. Mais cela pourrait désormais appartenir au passé car les responsables des autorités aux frontières des Etats voisins - dont certains se rencontraient pour la première fois - ont établi de nouvelles relations et conclu d’importants accords opérationnels.

Cela faisait suite à un premier atelier du genre organisé par l’OIM, l’organisme des Nations Unies chargé des migrations, fin octobre, qui avait réuni les directeurs généraux de l’immigration et les hauts responsables de la gestion de l’immigration et des frontières de Djibouti, d’Ethiopie, du Kenya, de Somalie, du Soudan, d’Ouganda et de Tanzanie.

L’atelier s’est déroulé sous l’égide du Programme « Better Migration Management » (BMM) - un programme régional pluriannuel multipartite financé par le Fonds fiduciaire de l’UE pour l’Afrique et le Ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ), et coordonnée par la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ).

Des réunions bilatérales et trilatérales entre les représentants des huit pays représentés ont donné d’excellents résultats. Voici les points forts de ces réunions facilitées par l’OIM :

  • L’Ethiopie et le Soudan du Sud ont signé leur tout premier accord pour effectuer des patrouilles communes aux frontières ; et travailler ensemble pour ouvrir de nouveaux postes-frontières entre les deux pays.
  • Le Soudan et le Soudan du Sud ont accepté de travailler ensemble pour ouvrir quatre postes-frontières, notamment des postes à guichet unique.
  • L’Ouganda et le Soudan du Sud ont décidé d’effectuer des patrouilles communes aux frontières et d’établir des « Comités de gestion intégrée des frontières. »
  • Le Kenya, la Tanzanie et la Somalie ont décidé d’établir des Comités de gestion intégrée des frontières ; et d’effectuer des patrouilles communes aux frontières.
  • L’Ethiopie, le Kenya et la Tanzanie ont décidé d’accroître leur coopération et de mettre en œuvre des « bonnes pratiques » sur les efforts de lutte contre la traite ; et d’effectuer des patrouilles communes aux frontières.

 

Les huit pays ont demandé à l’OIM d’organiser une réunion de suivi pour consolider l’établissement des groupes de travail technique transfrontaliers interinstitutions. L’OIM élabore actuellement des plans d’action pour répondre aux demandes des parties prenantes, qui seront financés par le BMM et seront terminés d’ici le 30 juin 2019.

Le Général de division Gordon Kihalangwa, orateur principal de l’atelier et Secrétaire principal pour l’immigration et l’enregistrement des personnes du Kenya, a déclaré : « Compte tenu de la complexité croissante des flux migratoires, les pays d’Afrique de l’Est et de la corne de l’Afrique doivent renforcer leur coopération transfrontalière afin de faire face aux défis actuels en matière de gestion des frontières, notamment la traite des personnes et le trafic illicite de migrants, deux des nombreuses formes de criminalité transnationale organisée. »

« Le Programme Better Migration Management a franchi plusieurs étapes clés dans l’aide fournie aux pays grâce aux Mécanismes de coordination nationaux pour la migration, à la fourniture d’équipements et au système de gestion des frontières MIDAS, à la formation et aux visites d’évaluation pour rendre opérationnels les systèmes d’e-visa et d’e-immigration », a déclaré Julia Hartlieb, coordonnatrice principale du Programme régional BMM.

Pour plus d’informations, veuillez contacter le Bureau régional de l’OIM à Nairobi :

Charles Mkude, chargé du programme BMM, Tel : +254 715 903 291, Email : cmkude@iom.int
Wilson Johwa, chargé de communication, Tel : +254 701 838 029, Email : wjohwa@iom.int

  • Discours du Dr. Gordon Kihalangwa, Premier secrétaire chargé de l’immigration du Kenya. Photo : OIM