Les conditions s’améliorent dans le site de Malakal au Soudan du Sud mais les déplacés continuent de rencontrer des difficultés

Posted: 
10/09/15
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Internally Displaced Persons

Sud-Soudan - Les conditions de vie des nouveaux arrivants sur le site de protection des civils des Nations Unies à Malakal, dans l’Etat sud-soudanais du Nil supérieur, se sont améliorées depuis l’afflux de 11 000 déplacés internes en 10 jours début août. Toutefois, le site reste surpeuplé en raison des contraintes d’espace.

L’afflux de déplacés fuyant les zones d’insécurité alimentaire a porté le nombre de déplacés internes sur le site, conçu pour recevoir 18 000 personnes, à plus de 45 500, dont 6 000 qui sont arrivés en juillet. Le manque d’espace a contraint de nombreux nouveaux arrivants à trouver refuge le long des routes d’accès au site et près des égouts dans de très mauvaises conditions.

Dans les 10 jours de l’afflux du mois d’août, l’OIM avait nivelé et préparé le terrain et les infrastructures d’écoulement sur une zone d’urgence de 36 000 mètres carrés, afin de permettre la construction d’abris et d’autres installations pour les nouveaux arrivants. L’OIM a travaillé en étroite coordination avec la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (UNMISS) et avec le Conseil danois pour les réfugiés (DRC), responsable du camp, pour exploiter le site.

Le DRC a construit 129 abris communaux et ce sont aujourd’hui 7 200 nouveaux arrivants qui sont hébergés dans la zone améliorée. « La réponse rapide montre l’efficacité de la coordination humanitaire et de la planification d’urgence, car nous avons pu intervenir rapidement grâce aux matériaux déjà stockés sur le site », a expliqué Donavan Naidoo, chargé de la logistique à l’OIM.

L’accroissement de la population mettant à rude épreuve les ressources en eau, l’OIM a installé trois nouveaux points et conteneurs d’eau pour fournir, chaque jour, 12 000 litres d’eau salubre et traitée aux déplacés internes dans la zone d’urgence. En outre, l’OIM a construit 202 nouvelles latrines ainsi que 80 latrines dans une deuxième zone d’urgence en construction.

Bien que l’afflux ait diminué à la mi-août, les déplacés internes continuent d’arriver, en particulier depuis la ville voisine de Wau Shilluk, où l’accès pour les humanitaires est difficile depuis plusieurs mois.

En début de semaine, l’OIM a enregistré 216 nouveaux arrivants en un jour, dont une mère de 18 ans, son nourrisson de 13 jours et un proche âgé. Ils ont chacun payé 30 livres sud-soudanaises (environ 2-3 dollars) pour traverser le Nil blanc et atteindre Malakal. La mère a déclaré avoir quitté Wau Shilluk en raison de la pénurie de nourriture et parce qu’elle s’inquiétait pour la santé de son bébé.

À l’arrivée, l’OIM et les organismes partenaires fournissent aux déplacés internes une aide immédiate comprenant des vaccins oraux contre le choléra, du savon et des conteneurs d’eau. Ils sont également examinés pour déceler une éventuelle malnutrition.

L’OIM œuvre avec l’UNMISS et le responsable du camp pour aménager une deuxième zone d’urgence afin de mettre à disposition un espace supplémentaire et de réduire l’impact d’un nouvel afflux de population.

Depuis le début de la crise au Soudan du Sud en décembre 2013, le conflit et l’insécurité alimentaire ont déplacé plus de 2,27 millions de personnes, dont 632 000 qui ont fui vers les pays voisins et environ 1,64 million d’autres qui restent déplacés dans le pays. Des millions d’autres nécessitent une aide humanitaire d’urgence.

Pour plus d’informations, veuillez contacter Ashley McLaughlin, OIM Soudan du Sud, Tel: +211 922 405 716, Email: amclaughlin@iom.int - Site web : http://southsudan.iom.int/

 

An IOM midwife helps deliver a newborn at the Malakal PoC site. © IOM/Bannon 2015