Les organisations humanitaires s’activent pour répondre à l’afflux de déplacés à Malakal, au Soudan du Sud

Posted: 
08/11/15

Sud-Soudan - L'OIM répond à un afflux rapide de déplacés internes sur le site de protection des civils des Nations Unies à Malakal, dans l'État du Nil supérieur, au Soudan du Sud.

Depuis la mi-juillet, plus de 16 000 nouveaux arrivants sont venus chercher une protection sur le site, provoquant une importante congestion et mettant à rude épreuve la capacité des organisations à fournir des services humanitaires. Les organismes de secours s'activent pour faire face à cet afflux alors que la saison des pluies rend les conditions de vie de plus en plus difficiles.

Depuis avril, le conflit empêche les acteurs humanitaires d'accéder aux communautés dans les zones autour de Malakal, provoquant une détérioration des conditions humanitaires et aggravant l'insécurité alimentaire. Par conséquent, des milliers de civils se sont rendus au site de protection des civils à la recherche d'une aide et d'une protection.

Près de 10 700 déplacés internes sont arrivés sur le site depuis le 1er août, s'ajoutant à un afflux de plus de 6 000 déplacés en juillet. Aujourd'hui, plus de 46 500 déplacés internes sont actuellement réfugiés sur le site, qui a été conçu pour accueillir seulement 18 000 personnes.

La mission des Nations Unies au Soudan du Sud (UNMISS) et les organisations humanitaires ont entrepris une action immédiate pour fournir de l'espace supplémentaire et abriter les familles dans des zones sèches. L'OIM, le Conseil danois pour les réfugiés (qui gère les camps) et les partenaires œuvrent également en vue de fournir un accès aux services de secours. En outre, l'OIM utilise des bâches en plastique pré-positionnées pendant la saison sèche pour construire des abris collectifs aux nouveaux arrivants.

« L'OIM fait tout son possible pour fournir des services aux nouveaux arrivants. Mais l'afflux actuel est sans précédent, et en raison des contraintes liées à l'espace, les déplacés internes se retrouvent à vivre dans des zones qui n'ont pas été conçues pour y habiter. Les fortes pluies et la congestion croissante sur le site rendent les conditions invivables », déclare Rainer Gonzalez Palau, fonctionnaire de l'OIM sur le terrain à Malakal.

Bien que l'OIM et ses partenaires aient entrepris une vaste opération pour étendre le site de protection des civils en 2014 et en 2015, la zone n'a pas été aménagée pour accueillir autant de déplacés internes. L'espace pour les nouveaux arrivants est extrêmement limité, beaucoup de personnes se sont installées le long de la route principale ou dans des zones surpeuplées avec des proches vivant déjà sur le site.

Des opérations sont en cours pour s'assurer que les déplacés internes aient accès à l'eau potable et à l'assainissement. Même si l'OIM construit actuellement des latrines d'urgence, ces dernières ne permettent pas de répondre à la demande croissante.

Pour endiguer le flux de nouveaux arrivants, les organismes de secours nécessiteront un accès immédiat aux populations qui ont été coupées de l'aide pendant des mois dans différentes zones autour de Malakal.

Presque 20 mois de conflit ont engendré des besoins humanitaires immenses à travers le Soudan du Sud. Environ 1,6 million de personnes restent déplacées à l'intérieur du pays et des millions d'autres sont confrontées à une grave insécurité alimentaire. Il est urgent de mobiliser des fonds supplémentaires pour soutenir les communautés déplacées et touchées par le conflit à Malakal et dans d'autres zones.

Pour plus d'informations, veuillez contacter Ashley McLaughlin, OIM Soudan du Sud, Tel: +211 922 405 716, Email: amclaughlin@iom.int - Site internet : http://southsudan.iom.int/

Internally displaced persons (IDPs) at the UN protection of civilians (PoC) site in Malakal, Upper Nile State, South Sudan. © IOM 2015