Les services de santé s’intensifient dans les camps de réfugiés mais les pluies de la mousson amènent de nouvelles menaces

Posted: 
05/14/19
Themes: 
Humanitarian Emergencies, Migration Health, Refugee and Asylum Issues

Cox’s Bazar - Le Dr. Samir Howlader se souvient qu’il y a moins de deux ans, les services de santé étaient dispensés à pied ou à bord d’ambulances louées aux centaines de milliers de réfugiés rohingyas affluant au Bangladesh depuis le Myanmar. 

« Il n’y avait effectivement aucune installation en août 2017 pour les nouveaux arrivants », a-t-il déclaré, faisant référence au près d’un million de Rohingyas qui ont traversé la frontière vers Cox’s Bazar. « Bon nombre d’entre eux souffraient de dysenterie, de diarrhée et d’infections des voies respiratoires. Il y avait également des brûlures, des blessures par balle et d’autres blessures horribles. Même un système de santé avancé aurait été débordé. » 

Les médecins mobiles ont également fait face à d’importantes difficultés logistiques. Cinq équipes fournissaient des services mobiles et cinq autres transportaient les patients depuis les camps vers les installations. Ils devaient transporter leurs propres médicaments et se déplaçaient souvent le long de sentiers boueux dans des conditions difficiles, d’après le Dr. Howlader, chargé du Programme de santé nationale de l’OIM. 

Seulement dix-huit mois plus tard, la situation sur le terrain s’est améliorée et est à peine reconnaissable, d’après le Dr. Francis Tabu, coordonnateur de la santé d’urgence de l’OIM. Bon nombre des cliniques en bambou ont été transformées en modules préfabriqués et davantage de personnel y a été déployé. 

L’OIM compte désormais 45 médecins, 40 sages-femmes, 31 infirmières et des ambulanciers, ainsi que d’autres personnels auxiliaires travaillant à la fois dans les camps et les communautés d’accueil. Plus d’un million de patients ont reçu des consultations dans 11 cliniques de l’OIM et neuf cliniques du gouvernement soutenues par l’OIM depuis août 2017. Plus de 3 200 bébés sont nés pendant les trois premiers mois de cette année. 

A l’approche de la mousson qui devrait commencer le mois prochain, les médecins de l’OIM préviennent que les soins de santé dans les camps restent inadéquats pour répondre aux besoins des résidents. Chaque année, les pluies et vents forts amènent des maladies transmises par l’eau, dont la diarrhée aqueuse aigüe, les infections des voies respiratoires inférieures et supérieures aigües et les parasites tropicaux. En 2018, bon nombre de personnes ont également été blessés par des incidents météorologiques et des glissements de terrain. 

La semaine dernière, à Cox’s Bazar, lors d’un atelier sur la santé pour faire le point sur les accomplissements et prévoir les défis à venir, le Dr Tabu a expliqué à l’équipe de santé de l’OIM que l’avis des réfugiés et des communautés locales était essentiel pour « relever les défis et améliorer la qualité des services. » « Nous devons encourager les suggestions des patients et les inciter à donner leur avis aux centres d’information et de retour (de l’OIM). 

Cliquez ici pour consulter le dernier rapport de situation détaillant le travail de l’OIM dans les camps de réfugiés rohingyas à Cox’s Bazar.

Pour plus d’informations, veuillez contacter George McLeod, OIM Cox’s Bazar, Tel : +880 18 7071 8078, Email: gmcleod@iom.int 

  • Une réfugiée rohingya et son bébé sont soignés dans une clinique de l’OIM à Leda, Cox’s Bazar, au bangladesh. Photo : OIM/Muse Mohammed