L’OIM au Zimbabwe soutient les efforts du gouvernement visant à améliorer les moyens de subsistance par l’apprentissage de la finance

Posted: 
11/09/18
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Community Stabilization

Harare - Les Zimbabwéens qui travaillent durement à l’étranger rapatrient environ 2 millions de dollars chaque jour. Cette somme est élevée pour un peuple confronté à des difficultés économiques depuis quelques décennies. Cependant, au-delà de l’argent rapatrié, les bénéficiaires de ces fonds ont besoin d’autre chose : des enseignements sur la meilleure manière d’utiliser cet argent pour leur famille. 

C’est pourquoi l’OIM, l’organisme des Nations Unies chargé des migrations, a organisé, ce mois-ci (3/11), un atelier de deux semaines sur l’apprentissage de la finance pour les familles recevant des fonds, à Harare, la capitale du Zimbabwe. En partenariat avec une organisation privée bénévole locale, CareerAid, l’OIM a également dispensé des ateliers d’apprentissage de la finance dans les zones ciblées de Chitungwiza et Norton. Le projet était financé par le Programme d’action migratoire Afrique-Caraïbes-Pacifique/Union européenne (ACP-UE) dans le cadre de l’Initiative des acteurs non étatiques. 

S’appuyant sur les précédentes expériences réussies et sur l’expertise unique de l’OIM, le projet, qui vise à former 400 dirigeants communautaires à la finance, n’est qu’une approche parmi tant d’autres pour promouvoir la participation effective du Zimbabwe et de sa diaspora. 

« La diaspora est un acteur important au Zimbabwe qui a contribué aux opérations de change à hauteur de 689,9 millions de dollars. Nous remercions l’OIM d’avoir complété les efforts du gouvernement à travers ce projet », a expliqué Tapiwa Mucheri, économiste principal de la Direction de la diaspora zimbabwéenne au Zimbabwe. 

« Cette initiative est essentielle pour promouvoir l’autonomie financière des bénéficiaires de fonds et peut renforcer la confiance de la diaspora envers le système financier pour envoyer des fonds à leurs proches restés au pays », a-t-il ajouté. 

En contribuant aux efforts du gouvernement zimbabwéen dans le cadre de sa Stratégie d’inclusion financière, le projet d’apprentissage de la finance encourage également l’utilisation de moyens légaux pour envoyer et recevoir des fonds et accroît les connaissances des membres de la communauté sur l’utilisation adéquate de l’argent qu’ils reçoivent de leur famille depuis l’étranger. 

Blessing, bénéficiaire d’envois de fonds originaire de Warren Park, dont les proches sont en Afrique du Sud et au Royaume-Uni, a confié avoir apprécié l’atelier. 

« C’était une excellente expérience d’apprentissage », a-t-elle déclaré. « J’ai acquis des connaissances en matière de gestion du budget et de création d’entreprise grâce à l’argent reçu de mes proches. J’ai hâte de commencer à mieux gérer mon argent. » 

Cette déclaration a été confirmée par Angela à Chitungwiza, dont les proches sont en Australie. « Parfois, nous recevons de l’argent de nos proches et l’utilisons mal, car nous savons que nous en recevrons encore. A compter d’aujourd’hui, j’utiliserai les connaissances que j’ai acquises lors des ateliers de formation pour améliorer ma vie et profiter des avantages offerts par différentes agences de transfert d’argent », a-t-elle expliqué. 

L’atelier a révélé que les envois de fonds pouvaient être une contribution positive aux dépenses des ménages en matière de santé et d’éducation et qu’ils ont des résultats positifs sur les familles dans ces domaines. L’utilisation efficace des envois de fonds aidera le Zimbabwe à atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) trois et quatre. 

Pour plus d’informations, veuillez contacter Varaidzo Mudombi, OIM Zimbabwe, Tel : +263242704285, Email : vmudombi@iom.int

 

  • Des participants à l’atelier d’apprentissage de la finance organisé à Harare par l’OIM au Zimbabwe. Photo : OIM