Communiqué
Global

L'OIM distribue des bons d'alimentation aux réfugiés et migrants vulnérables touchés par la COVID-19 au Brésil

Nilda et sa mère à Brasília. Photo : OIM/Juliana Hack

Miriangela, une Vénézuélienne vivant à Rio de Janeiro depuis deux ans, a été l'une des premières bénéficiaires du bon. Photo : OIM/Diogo Felix

Distribution de bons à São Paulo. Photo : OIM/Carla Lorenzi

Brasilia - Près de 4 000 réfugiés et migrants vulnérables au Brésil, touchés par les restrictions de mobilité et les conséquences socioéconomiques de la pandémie de COVID-19, reçoivent des bons de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) pour acheter de la nourriture et d'autres produits de base. Ces bons sont des offres uniques, d'une valeur d'environ 100 dollars.

L'OIM coordonne étroitement l'activité avec les gouvernements locaux et 31 partenaires humanitaires, en donnant la priorité aux familles avec enfants et aux personnes âgées qui sont confrontées à l'insécurité alimentaire en raison de l'absence d'un revenu régulier.

La distribution des bons a lieu dans plus de la moitié des États du Brésil, États qui ont été sélectionnés en fonction des lieux où vivent les réfugiés et les migrants les plus vulnérables. En particulier, les Vénézuéliens réinstallés par le gouvernement fédéral sont une priorité absolue. Ils résident à São Paulo, Rio de Janeiro, Paraná, Rio Grande do Sul, Santa Catarina, Minas Gerais, Pará, dans le Pernambouc, et dans le district fédéral de Brasilia.

D'autres États ont été sélectionnés sur la base des demandes des gouvernements locaux et des organisations de la société civile, comme l'État de l’Acre. Nombre d'entre eux sont situés dans la zone frontalière partagée par le Brésil, la Bolivie et le Pérou, où les migrants et les réfugiés sont bloqués en raison des restrictions frontalières imposées par la COVID-19.

En septembre, l'OIM a fait état des entraves à la mobilité qui sont l'un des effets les plus fréquents de la COVID-19 sur différentes catégories de réfugiés et de migrants en Amérique latine, en particulier les Vénézuéliens.

De nombreux migrants sont dans l’incapacité de poursuivre leur voyage et restent bloqués dans les pays de transit ; beaucoup d'autres ne peuvent pas ne pas quitter leur pays pour entreprendre les premières étapes de leur périple. Des migrants bloqués dans les aéroports, les zones de passage des frontières terrestres ou en mer ont été signalés à de nombreuses reprises, tout comme les migrants campant devant les ambassades pour demander l'aide de leur gouvernement (par exemple, des centaines de migrants de l'État plurinational de Bolivie, de Colombie, d'Équateur, du Pérou et de la République bolivarienne du Venezuela ont campé devant leurs ambassades respectives au Chili pour demander de l'aide pour rentrer chez eux).

C'est la situation à laquelle l'OIM répond au Brésil.

Pour Miriangela, une Vénézuélienne qui est arrivée à Rio de Janeiro il y a deux ans, ce soutien est essentiel. « Je vis seule avec mon fils de 7 ans et je ne travaille pas en ce moment. Grâce au bon, je peux acheter de la nourriture et des produits d'entretien », explique-t-elle.

A Brasilia, l'activité de l'OIM bénéficie également à une soixantaine de Vénézuéliens Warao, membres de tribus autochtones. « Nous sommes très reconnaissants pour cette aide. C'est la première fois que nous recevons un bon d'alimentation qui nous permettra de choisir ce que nous voulons acheter », a déclaré Nilda, qui habite dans la ville depuis deux mois avec huit autres membres de sa famille.

Vinícius Duque, coordonnateur de la politique pour les migrants et la promotion du travail décent de la ville de São Paulo, a expliqué : « La mise en réseau est essentielle dans cette situation d'urgence publique. Plus que jamais, ces partenariats doivent être renforcés. Cette action est le résultat d'un effort conjoint entre l'OIM et le gouvernement, contribuant de manière unique à élargir les différentes actions et politiques qui ont été élaborés sur différents fronts, au profit des familles d'immigrants en situation d'extrême vulnérabilité dans la ville de São Paulo ».

Cette initiative s'inscrit dans le cadre de la réponse globale de l'OIM à la pandémie de COVID-19 et fait l'objet d'un partenariat national avec Sodexo Pass do Brasil et l'Institut Stop Hunger pour l'émission des bons. Le soutien financier est accordé par le Bureau de la population, des réfugiés et des migrations (PRM) du Département d'État américain. 

« En ce moment, alors que de nombreuses familles souffrent non seulement des effets sanitaires de la pandémie mais aussi de son impact socioéconomique, ce soutien qui permet un approvisionnement alimentaire respectant l'autonomie des personnes est essentiel », a déclaré Stéphane Rostiaux, chef de mission de l'OIM au Brésil.

Pour plus d'informations, veuillez contacter Juliana Hack, OIM Brésil, tél. : +55 61 3771 3772. Email : jhack@iom.int