L’OIM et l’UE soutiennent la démarcation et la sécurité de la frontière entre le Belarus et l’Ukraine

Posted: 
02/15/19
Themes: 
Integrated Border Management, Migrant Assistance

 

Minsk/Kiev – La frontière commune au Belarus et à l’Ukraine, qui comprend les marais et forêts de la zone contaminée par la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, devrait être entièrement démarquée et améliorée grâce à une initiative entreprise par l’OIM et l’Union européenne.

Le projet de 6,7 millions d’euros, annoncé à Minsk cette semaine, appuiera le processus de démarcation de la frontière, l’amélioration des infrastructures aux points de passage et le renforcement de la coopération bilatérale et de la coordination entre les deux pays.

La démarcation des 1 084 km de frontière est en suspens depuis plus de 20 ans, depuis la signature d’un Traité de frontière étatique en 1997. Actuellement, 784 kilomètres de frontière sont délimités par des panneaux temporaires, tandis qu’environ un tiers de la frontière n’est toujours délimitée par aucun panneau.

Avec l’aide d’experts de l’OIM, la Délégation de l’Union européenne au Belarus se procurera tout un ensemble de ressources nécessaires aux travaux de démarcation à la frontière entre le Belarus et l’Ukraine, notamment des véhicules, des appareils de détection de la radiation et des matériaux de construction, des panneaux frontaliers et des balises, et d’autres outils et machines utiles.

« La démarcation de la frontière pourrait sembler être un processus purement technique répondant aux accords déjà signés aux niveaux politique et législatif, mais l’absence d’une frontière clairement délimitée contribue à la vulnérabilité de la frontière entre le Belarus et l’Ukraine et, d’une certaine manière, de la frontière orientale de l’UE en général », a déclaré Outa Hermalahti, reponsable du Projet de la Délégation de l’UE au Belarus. « Elle crée les préconditions à la criminalité transfrontalière comme le trafic de drogues, d’armes et de migrants. »

Outre l’aide à la démarcation de la frontière, une nouvelle station à rayons X sera installée au point de passage de Novaya Huta afin de réduire les risques de mouvements transfrontaliers illégaux. Novaya Huta au Belarus et Novi Yarylovychi en Ukraine sont les points de passage adjacents les plus chargés dans la région et font partie du couloir de transport paneuropéen Helsinki-Alexandroúpolis.

Les informations obtenues par les autorités douanières du Belarus grâce au nouvel appareil à rayons X seront partagées avec leurs homologues ukrainiens en utilisant le système électronique existant d’échange d’informations avant l’arrivée (PRINEX), lancé dans le cadre d’un précédent projet commun à l’UE et à l’OIM.

L’UE et l’OIM faciliteront également le développement d’une application mobile spécialisée permettant aux voyageurs de suivre la situation à la frontière et d’obtenir des informations sur les procédures de passage.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Olga Borzenkova, OIM Belarus, Tel : +375 17 288 27 42, E-mail : oborzenkova@iom.int
Varvara Zhluktenko, OIM Ukraine, Tel : +38 044 568 50 15, E-mail : vzhluktenko@iom.int

  • Le nouveau projet de l’OIM permettra de relier plus facilement Kiev à Minsk en empruntant les points de passage de “Novi Yarilovychi” en Ukraine (photo) et de « Novaya Huta », au Belarus. Photo : OIM

  • IOM Reporter: Outa Hermalahti