L’OIM lance un sondage pour améliorer la prévention et la prise en charge des cas de violences à l’égard des femmes au Soudan du Sud

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11/17/17

Juba – Les violences à l’égard des femmes sont endémiques au Soudan du Sud, où des années de crise ont aggravé la vulnérabilité des femmes et des filles. L’ampleur des violences contre les femmes et les filles dans des situations conflictuelles et humanitaires est de plus en plus reconnue comme l’une des violations des droits de l’homme les plus inquiétantes. 

Pour mieux comprendre ces violences et améliorer la prévention et la prise en charge des victimes au Soudan du Sud, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a entrepris une étude à grande échelle des connaissances, des attitudes et des pratiques liées aux violences à l’égard des femmes.

Il s’agit des premières données sur les violences faites aux femmes parmi les déplacés internes, les communautés d’accueil et les populations concernées au Soudan du Sud à devenir largement accessibles.  Le sondage a permis de recueillir des informations sur les connaissances, attitudes et pratiques actuelles relatives aux violences sexistes et à la santé sexuelle, aux spécificités hommes-femmes et à l’accès aux services.

Le sondage aussi bien quantitatif que qualitatif, au cours duquel ont été interrogées 3 200 personnes, était centré sur les expériences des femmes, des filles et des hommes, notamment celles des populations en situation d’urgence humanitaire et dans les secteurs à forte prévalence de VIH dans les Etats d’Equatoria central, d’Equatoria oriental, d’Unité, du Nil supérieur, du Bahr el Ghazal occidental et d’Equatoria occidental.

Les conclusions : les résultats du sondage de l’OIM indiquent un niveau généralement élevé de connaissances du terme violences sexistes au sein de la population. Tristement, cela est probablement lié à la fréquence de cette activité. D’après l’étude, 48 pourcent des femmes interrogées ont rapporté qu’une femme ou une fille de leur famille avait subi des formes de violences sexistes au cours des 12 derniers mois.

« Les conclusions de cette étude nous permet d’avancer dans nos activités de prévention et de prise en charge des cas de violence à l’égard des femmes au Soudan du Sud », a déclaré William Barriga, chef de mission de l’OIM au Soudan du Sud, lors de l’atelier de validation du sondage le 16 novembre. « Fortes de ces informations souvent décourageantes, les parties prenantes qui se consacrent aux efforts de prévention et de prise en charge des violences sexistes pourront accélérer les activités de sensibilisation et mobiliser des ressources pour aider à protéger les personnes les plus vulnérables du pays.

Les violences à l’égard des femmes peuvent avoir des effets dévastateurs. Elles peuvent provoquer des traumatismes physiques, psychologiques et sociaux à long terme qui affectent les individus et leur famille et les communautés pendant plusieurs décennies. Au Soudan du Sud, les effets sont aggravés par le manque d’accès à des soins de santé et à un soutien psychologique appropriés.

Le sondage à grande échelle a été financé par le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme par l’intermédiaire du Programme des Nations Unies pour le développement, et mené en coordination avec le sous-groupe thématique sur les violences sexistes, la Commission sud-soudanaise contre le SIDA et les ministères sud-soudanais de la santé et de l’égalité homme-femme, de l’enfant et des affaires sociales.

Pour plus d’informations, veuillez contacter Salma Taher, OIM Soudan du Sud, Tel : +211 922 123 185, Email : staher@iom.int, ou Ashley McLaughlin, Tel : +211 922 405 716, Email : amclaughlin@iom.int.

  • Internally displaced persons camp in Malakal, South Sudan. IOM/Amanda Nero 2017