L'OIM, l'UNICEF et la mairie de São Paulo facilitent l'enseignement à distance pour les enfants réfugiés et migrants au Brésil

Posted: 
06/26/20
Themes: 
COVID-19

Brasília - Près de quatre mille enfants réfugiés et migrants âgés de moins de 8 ans et inscrits dans le système éducatif municipal de São Paulo ont commencé à recevoir le matériel pédagogique « Chemins de l’apprentissage » en plusieurs langues. 



L'objectif est d'assurer une plus grande inclusion de cette population qui ne parle pas couramment le portugais. Les « Chemins de l’apprentissage » les aideront pendant la période d'enseignement à distance, en raison de la fermeture des écoles causée par la pandémie de COVID-19. La plupart des enfants réfugiés et migrants qui bénéficient de cette initiative sont arrivés de Bolivie, du Venezuela ou d'Haïti.

Après avoir recensé et identifié la présence de migrants, le Secrétariat municipal de l'éducation (SME) de São Paulo a identifié les langues à traduire.

« En temps d'isolement social, le Centre d'études ethniques et raciales (NEER en portugais) aborde l'équité comme un principe de base et cherche à répondre aux besoins éducatifs des filles et des garçons inscrits dans le système d'éducation municipal. Tout le monde a des droits. La traduction des ‘Chemins de l’apprentissage’ permet d'y accéder », a expliqué Jussara Santos, coordinatrice du NEER.

Le matériel traduit en anglais, en français et en espagnol (à partir du contenu officiel déjà disponible en portugais) soutiendra la tâche des membres de la famille dans le suivi de l’apprentissage et favorisera une intégration plus durable de cette population. L'impression et la distribution sont réalisées avec le soutien de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et du Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF).

« L'OIM s'engage à faire en sorte que les migrants et les réfugiés au Brésil aient accès à l'éducation, à faciliter leur intégration économique durable dans le futur, à atteindre chaque garçon et chaque fille, en veillant à ne laisser aucun enfant de côté », Stéphane Rostiaux, chef de mission de l'OIM au Brésil.

« Il est essentiel de renforcer les efforts pour que les enfants et les adolescents réfugiés et migrants maintiennent leur lien avec l'école et continuent à apprendre pendant cette pandémie. Il est également primordial d'élaborer des stratégies pour que ces élèves retournent à l'école dès la réouverture », a expliqué Florence Bauer, représentante de l'UNICEF au Brésil.

Pour Edith Q., 34 ans, une Vénézuélienne arrivée au Brésil il y a environ un an et qui vit actuellement à São Paulo, ce matériel facilitera la vie quotidienne de la famille pendant cette période d'isolement social. Son fils de 4 ans, Dylan, est inscrit au programme préscolaire municipal.

« Je suis très heureuse de pouvoir aider mon fils en apprenant à la maison. Cela a été difficile, mais le matériel en espagnol facilite ma compréhension des matières et je peux l'aider à étudier et répondre à ses questions », explique Edith. « C'est très important pour notre intégration au Brésil. J'apprécie vraiment le travail et l'attention que l'OIM, l'UNICEF et le gouvernement brésilien nous accordent ».

São Paulo est la municipalité brésilienne qui compte le plus grand nombre de migrants et de réfugiés enregistrés, soit actuellement plus de 360 000 personnes, selon les données de la Police fédérale. C'est également la deuxième municipalité brésilienne à accueillir davantage de Vénézuéliens grâce au programme d' « intériorisation » du gouvernement fédéral, qui amène les bénéficiaires dans des villes capables d'accueillir de nouveaux arrivants. A ce jour, plus de 2 400 personnes ont bénéficié de ce programme.

Le soutien de l'OIM à cette activité est apporté dans le cadre du projet « Opportunities – Integration in Brazil », financé par l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).

Pour plus d'informations, veuillez contacter Juliana Hack, OIM Brésil, Tél. : +55 61 3771 3772, Email : jhack@iom.int

  • Une Vénézuélienne utilise l'outil d'apprentissage à distance en espagnol pour enseigner à son fils de quatre ans. Photo : OIM

  • Une Vénézuélienne utilise l'outil d'apprentissage à distance en espagnol pour enseigner à son fils de quatre ans. Photo : OIM