L’OIM organise des ateliers de formation sur l’amélioration de la migration de main-d’œuvre à destination des responsables honduriens

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12/10/13

Honduras - Les responsables honduriens du Ministère du travail et de la sécurité sociale se réunissent cette semaine à Tegucigalpa, la capitale, et dans la ville de San Pedro Sula, pour échanger des informations et des meilleures pratiques et recevoir une formation à la gestion de la migration de main-d’œuvre.

L’atelier de trois jours qui se termine demain à Tegucigalpa et fait partie du projet régional de l’OIM d’Amélioration de la gestion de la migration de main-d’œuvre en Amérique centrale et en République dominicaine financé par le Ministère canadien du travail, a réuni 25 responsables pour mieux comprendre les défis et opportunités de la migration de main-d’œuvre organisée, tout en se centrant que l’élaboration de politiques, la promotion de la coordination interne et le renforcement de la capacité des responsables à protéger les droits de la personne et du travail à la fois des travailleurs migrants honduriens à l’étranger et des travailleurs étrangers au Honduras.

Les participants se centrent sur les priorités de la migration de main-d’œuvre, à savoir l’élaboration de politiques publiques visant à accroître les possibilités de migration, la conception de politiques de migration de main-d’œuvre tenant compte de l’égalité homme-femme, les cadres juridiques régionaux et internationaux, les accords bilatéraux, la migration de main-d’œuvre circulaire, les stratégies du marché du travail, la protection de l’emploi et la migration de main-d’œuvre irrégulière. Les évènements visent à accroître la capacité existante des responsables à devenir des agents de changement au sein de leurs départements.

« Pour beaucoup de Honduriens, prendre part à un plan de migration de main-d’œuvre ordonné est synonyme d’un avenir sûr pour leur famille. Les programmes de migration de main-d’œuvre mis en place par l’OIM permettent de fournir des contrats de travail, d’avoir des salaires justes, des avantages sociaux, des moyens de transport sûrs vers leur destination, et dans certains cas, la possibilité de demander un permis de résidence permanente et de réunir le migrant avec sa femme et ses enfants », a expliqué » Likza Salazar, responsable du bureau de l’OIM au Honduras.

Depuis 2007, année de la signature d’un accord de coopération sur la migration de main-d’œuvre entre l’OIM et le gouvernement hondurien, l’OIM au Honduras a aidé plus de 550 Honduriens à trouver un emploi dans l’agriculture et dans des usines de traitement de la viande au Canada et en Espagne.

L’insécurité croissante, la pauvreté, le manque d’opportunités d’emploi et la crise politique poussent les Honduriens à migrer à la recherche d’une vie meilleure.

D’après le recensement américain de 2010, plus de 633 000 Honduriens vivent aux Etats-Unis.

Une étude récemment publiée a confirmé qu’environ 80 000 Honduriens quittent le pays chaque année à la recherche d’un emploi. Le même rapport a conclu que 7% des Honduriens quittant le pays le font de manière illégale, 17% parviennent à atteindre leur destination finale, 75% sont rapatriés du Mexique et 1% décident de rester au Mexique ou au Guatemala et de ne pas poursuivre leur périple vers les Etats-Unis.

Un atelier similaire aura lieu cette semaine (12-13 décembre) dans la ville de San Pedro Sula, à destination de 25 participants des bureaux régionaux du Ministère du travail et de la sécurité sociale dans le nord du pays.

Pour plus d’informations, veuillez contacter Evelyn Andino, OIM Honduras, Email: eandino@iom.int; Tel: + 504.222.01 104.