L’OIM réalisera une étude sur les vulnérabilités en matière de santé des migrants en Afrique australe

Posted: 
09/03/12

En Septembre, l’OIM en Afrique du Sud conduira une
étude pour analyser les problèmes de santé des
hommes, des femmes et des enfants migrants depuis l’Afrique
de l’Est, la corne de l’Afrique et la région des
grands lacs vers l’Afrique Australe.

L’étude qui débute en septembre sera
dirigée par Lawry Research Associates International et
devrait prendre fin en juillet 2013. Elle servira de base pour
l’élaboration d’une politique fondée sur
des éléments concrets dans les pays touchés
par les flux migratoires composites le long de cet
itinéraire, afin de relever au mieux les défis
engendrés par ces flux migratoires composites et
irréguliers.

Cette étude fait suite aux recommandations de la
Conférence régionale 2010 sur la protection des
réfugiés et sur les migrations internationales,
organisée à Dar es Salaam, en Tanzanie, où des
délégués d’Afrique de l’Est, de la
corne de l’Afrique, de la région des grands lacs et
d’Afrique australe ont décidé de collaborer de
manière plus étroite pour répondre aux
problèmes que posent les flux migratoires composites dans la
région.

L’intensification des migrations composites et
irrégulières depuis l’Afrique de l’Est,
la corne de l’Afrique et la région des grands lacs
vers l’Afrique australe provoque des craintes dans les pays
d’origine, de transit et de destination.

Les migrants se heurtent à différentes formes de
vulnérabilité en matière de protection et de
santé en chemin vers leurs pays de destination. Elles
consistent en de mauvais traitements, de l’exploitation, de
la détention, des violences physiques et sexuelles aux
besoins de vêtements, d’abris et de nourriture –
tout ceci contribuant aux problèmes de santé,
notamment aux maladies contagieuses et non contagieuses.

La santé influe sur la vulnérabilité des
migrants pendant leur périple. Les conditions dans
lesquelles de nombreux migrants sont transportés ou
détenus les exposent à de graves risques pour leur
santé.

« La coopération entre Etats est très
importante au sein des pays touchés par ces flux
migratoires. Nous pensons que cette étude établira
les bases de l’élaboration d’une politique
fondée sur des éléments concrets et
qu’elle permettra d’améliorer les politiques et
les programmes relatifs à la santé et à la
protection de ces migrants vulnérables », confie le
Dr. Erick Ventura, Coordinateur régional de
l’unité santé et migration de l’OIM en
Afrique du Sud et chef de mission par intérim.

Cette étude permettra en outre d’identifier
l’itinéraire emprunté et les moyens de
transports utilisés par les migrants pour rejoindre
l’Afrique australe, de fournir des estimations, de
déterminer le mode opératoire des passeurs,
d’évaluer les revenus générés par
l’activité des groupes de criminalité et/ou les
voies de financement du voyage, les types de mauvais traitements et
les situations d’exploitation dont sont victimes les
migrants, et de traiter les questions de protection dans les pays
de transit et de destination, entre autres.

L’étude s’appuie sur une autre étude
de l’OIM publiée en 2009, intitulée « A
la poursuite du rêve austral: les victimes du besoin »,
qui a examiné l’ampleur du phénomène de
traite et a fourni des informations sur les motifs, les
méthodes et les caractéristiques des
déplacements à grande échelle des hommes
depuis l’Afrique de l’Est et la corne de
l’Afrique vers l’Afrique du Sud. 

Alors qu’aucune situation de traite n’a
été identifiée, l’étude a
révélé l’existence d’un trafic
illicite de personnes à grande échelle,
accompagné de violations des droits de l’homme, de
mauvais traitements et d’exploitation. Elle a en outre
révélé que les hommes originaires de Somalie
et d’Ethiopie se rendant en Afrique du Sud sont
motivés par des facteurs comme la pauvreté et
l’instabilité politique.

L’étude fait partie du Partenariat sur la
santé et la mobilité en Afrique de l’Est et en
Afrique australe (PHAMESA) financé par l’Agence
suédoise pour le développement international (SIDA)
et l’Agence norvégienne pour la coopération au
développement (NORAD).

Pour plus d’informations, veuillez contacter

Gaone Dixon

OIM Pretoria

Tel. +27 82 815 5161

Email: "mailto:[email protected]">[email protected]

© IOM 2011 (Photos: Celeste Hibbert)