L'OIM salue l'inclusion des migrants dans le déploiement du vaccin contre la COVID-19 aux États-Unis

Posted: 
01/22/21
Themes: 
COVID-19, Migration Health

Genève - L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) salue l'inclusion des migrants dans la nouvelle stratégie nationale de réponse à la COVID-19 du gouvernement américain et son engagement à « faire en sorte que des vaccins sûrs, efficaces et gratuits soient mis à la disposition de l'ensemble de la population américaine, quel que soit son statut d'immigration ».

À la lumière de cette annonce, l'OIM appelle tous les pays à adopter des approches similaires d'inclusion des migrants afin de garantir que le plus grand nombre de vies possible puisse être sauvées. 

« Le vaccin contre la COVID-19 offre l'opportunité que nous attendions, mais seulement si nous l’utilisons avec sagesse et stratégie, en protégeant d'abord les plus à risque, quels que soient leur nationalité et leur statut d'immigration légal », a averti le Directeur général de l'OIM, António Vitorino. « Je félicite les gouvernements qui ont choisi la voie de l'inclusion et de la solidarité pour le déploiement de leurs vaccins ».

Selon le pilier COVAX, le mécanisme multilatéral créé pour assurer une distribution équitable des vaccins contre la COVID-19, des campagnes de vaccination ont déjà commencé dans plus de 50 pays.

De nombreux pays n'ont pas encore publié leurs stratégies de priorité pour le déploiement du vaccin, mais les États-Unis, l'Allemagne et la Jordanie, entre autres, ont déjà annoncé diverses mesures pour assurer un accès équitable au vaccin, notamment pour les demandeurs d'asile, les migrants en situation irrégulière et les personnes déplacées de force. L'année dernière, des approches similaires incluant les migrants ont été adoptées pour les tests de dépistage de la COVID-19, le traitement et l’accès aux services sociaux en Irlande, en Malaisie, au Portugal, au Qatar et au Royaume-Uni.

Pour faciliter des campagnes de vaccination véritablement efficaces et équitables, l'OIM travaille en étroite collaboration avec le pilier COVAX, les États membres, l'Organisation mondiale de la Santé et d'autres partenaires, et recommande aux autorités nationales d'adopter des pratiques permettant de prendre en compte tous les migrants, telles que :

  • Veiller à ce qu'un nombre suffisant de doses de vaccins soit prévu et acheté de manière à inclure les migrants dans le pays, et à ce que les systèmes de distribution soient adaptés à l'objectif visé ;
  • Réduire le nombre d'obstacles administratifs auxquels se heurtent les migrants pour accéder aux soins de santé et aux vaccins, notamment les coûts élevés et les preuves de résidence ou d'identité ;
  • Entrer activement en contact avec les communautés de migrants par des méthodes de communication adaptés sur les plans linguistique et culturel afin d'établir la confiance, d'informer et de faire participer aux programmes ;
  • Offrir des garanties que la vaccination ne conduira pas à la détention ou à l'expulsion ;
  • Renforcer les systèmes de santé et mettre en place des mécanismes de vaccination mobiles si nécessaire pour assurer la distribution finale.

« Les migrants jouent un rôle des plus importants dans notre développement socioéconomique et notre bien-être collectif. Malgré cela, de nombreux migrants restent exposés de manière disproportionnée à des risques sanitaires excessifs du fait de leurs conditions de vie et de travail et continuent à faire face à d'énormes difficultés pour accéder aux services COVID-19 et à d'autres services de santé essentiels », a déclaré le Directeur général Vitorino.

« Si nous ne prenons pas soin d'inclure les migrants dans les plans de vaccination, nous en paierons tous un prix plus élevé ».

Pour plus d'informations, veuillez contacter :

OIM Genève, Safa Msehli, porte-parole et responsable de la communication, tél. : +41 79 403 5526. Email : smsehli@iom.int

 Yasmina Guerda, responsable de l'information sur la santé publique au siège de l'OIM, +41 79 363 17 99, yguerda@iom.int

  • Un enfant vacciné avec le soutien de l'OIM. Photo d'archive de mars 2019. Photo : OIM/Andrea Empamano.