L’OIM soutient la campagne de l’ONUSIDA sur le « droit à la santé » au Soudan du Sud

Posted: 
09/28/18
Themes: 
Migration Health

Bor - Au début du mois, l’ONUSIDA a lancé la campagne « Right to Health » (Droit à la santé) sur le dépistage et le traitement du VIH pour les forces en uniforme dans l’Etat de Jonglei, au Soudan du Sud. Aidant déjà ce groupe à connaître son statut sérologique et à accéder au traitement contre le VIH/sida, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) est un partenaire opérationnel clé de la campagne. 

Les cinq années de conflit au Soudan du Sud ont grandement freiné le développement du système sanitaire de ce pays récent. L’accès aux services a été interrompu pour ceux qui avaient eu la chance d’en profiter. En raison du manque d’information sur le VIH dans le pays, les préjugés contre ceux dont le test s’est révélé positif sont énormes. 

La campagne conjointe des Nations Unies est menée à bien en coordination avec le gouvernement du Soudan du Sud, notamment le Ministère de la santé, le Ministère de l’intérieur et la Commission du Soudan du Sud sur le sida (SSAC). 

La campagne cible 100 000 personnes des forces armées, des forces en uniforme et du Ministère de l’intérieur - armée, police, prisons, brigade incendie et services de la faune sauvage - ainsi que leurs familles et communautés vivant près des baraquements militaires à Jonglei. 

La prévalence des infections sexuellement transmissibles (IST), y compris le VIH, est bien plus élevée au sein des forces en uniforme que dans la population générale sus-soudanaise, comme c’est le cas dans d’autres pays d’Afrique subsaharienne. S’agissant du VIH, le taux est presque deux fois plus élevé que la moyenne nationale, d’après l’étude de 2015 sur les modes de transmission réalisée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). 

L’OIM a lancé la campagne cette semaine à Bor, dans l’Etat de Jonglei, venant en aide aux équipes de sensibilisation au sein des forces en uniforme et du Ministère de l’intérieur. Conjointement formées par le Ministère de la santé, l’OMS et le Département du VIH de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (UNMISS), ces équipes établiront des sites de soutien temporaires à travers Jonglei au cours des prochains mois. Ils permettront de fournir une aide psychosociale et de transférer les cas positifs vers l’établissement de thérapie antirétrovirale le plus proche. 

Lors de la première journée de la campagne (26/09), 60 membres des forces armées (55 hommes et 5 femmes) ont été dépistés. 

En collaboration avec le sous-cluster chargé des cas de violences faites aux femmes, l’OIM s’assurera de l’intégration de possibilités d’orientation au sein des équipes de sensibilisation par le biais d’un partenariat avec Intersos. Suite à une décision du Ministère de la santé, la campagne sur le « droit à la santé » a été élargie pour inclure les personnes vivant en situation de handicap au Soudan du Sud. 

La campagne « Right to Health » aidera le gouvernement du Soudan du Sud à sensibiliser les forces en uniforme et à s’assurer qu’elles connaissent leur statut VIH et qu’elles aient accès à un traitement, en cas de séropositivité », a déclaré Salma Taher, chargée de projet pour l’Unité de santé et migration de l’OIM au Soudan du Sud,. « L’intégration de possibilités d’orientation dans cette campagne est cruciale pour que les survivants aient accès aux services », a-t-elle ajouté. 

L’an dernier, l’OIM a réalisé un sondage sur les connaissances, les comportements et les pratiques en matière de violences faites aux femmes en collaboration avec le Ministère de l’égalité homme-femme, de l’enfance et du bien-être social et avec le sous-cluster chargé des cas de violences faites aux femmes. Ce sondage a été financé par le Fonds mondial. Il a notamment révélé que les « survivants n’avaient pas connaissance des services médicaux, ni de l’importance de solliciter des soins médicaux 72 heures après un viol. » 

Depuis 2014, l’OIM fournit des services VIH/sida aux groupes vulnérables au Soudan du Sud comme les déplacés, les travailleuses du sexe et leurs clients, les « boda-boda » (taxi-motos) et les routiers, et les hommes ayant des relations homosexuelles. L’Organisation a débuté son travail auprès des forces en uniforme en 2016. 

Le soutien de l’OIM à la campagne « Right to Health » est actuellement financé par le Cadre unifié du budget, des résultats et des responsabilités (UBRAF) de l’ONUSIDA et le travail plus large de l’Organisation sur la sensibilisation, le dépistage et le traitement du VIH/sida est également financé par le PNUD en tant que principal bénéficiaire du Fonds mondial pour la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. 

Pour plus d’informations, veuillez contacter Olivia Headon à Juba, Tel. +211912379843, email : oheadon@iom.int

  • Sudan People's Liberation Army (SPLA) get tested for HIV during UNAIDS 'Right to Health' campaign in Bor, South Sudan. Photo: IOM/O. Headon 2018

  • Sudan People's Liberation Army (SPLA) get tested for HIV during UNAIDS 'Right to Health' campaign in Bor, South Sudan. Photo: IOM/O. Headon 2018

  • Sudan People's Liberation Army (SPLA) get tested for HIV during UNAIDS 'Right to Health' campaign in Bor, South Sudan. Photo: IOM/O. Headon 2018

  • Sudan People's Liberation Army (SPLA) get tested for HIV during UNAIDS 'Right to Health' campaign in Bor, South Sudan. Photo: IOM/O. Headon 2018

  • Sudan People's Liberation Army (SPLA) get tested for HIV during UNAIDS 'Right to Health' campaign in Bor, South Sudan. Photo: IOM/O. Headon 2018

  • Sudan People's Liberation Army (SPLA) get tested for HIV during UNAIDS 'Right to Health' campaign in Bor, South Sudan. Photo: IOM/O. Headon 2018