L'UE finance un projet de 13 millions d'euros qui associe l’OIM et Oxfam pour les catastrophes naturelles au Burundi

Posted: 
07/10/20
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Disaster Risk Reduction

Bujumbura - L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et Oxfam ont uni leurs forces pour lancer un projet de réduction des risques de catastrophe de plusieurs millions d'euros, financé par l'UE, qui aidera des centaines de milliers de déplacés internes et d'autres communautés au Burundi. 

Chaque année, des dizaines de milliers de personnes sont déplacées par des catastrophes naturelles et des événements climatiques, tels que les séismes, les inondations, les glissements de terrain, la grêle et les pluies torrentielles. Chaque année, ces événements font plusieurs morts et plusieurs milliers de personnes perdent leur maison. Au Burundi, plus de 112 000 personnes sont actuellement déplacées en raison de ces catastrophes climatiques. 

Cela a eu des répercussions négatives sur les efforts déployés par le Burundi pour réduire la pauvreté, lutter contre le changement climatique et construire des villes durables, conformément aux Objectifs de développement durable.

Le projet de trois ans, financé à hauteur de 13 millions d’euros par « TUBEHONEZA », le volet « Développement rural » du programme de résilience de l'Union européenne, comprend une cartographie des risques à l'échelle nationale, le renforcement des capacités du gouvernement burundais à coordonner les initiatives et la conduite d'interventions de réduction des risques de catastrophe au niveau des communautés.

L'OIM se concentrera sur les 18 provinces et 119 communes du Burundi, tandis qu'Oxfam ciblera 11 provinces et 22 communes. Bien que le champ d’intervention de chaque organisation soit légèrement différent, les actions se feront en synergie et seront coordonnées pour se compléter mutuellement, en évitant les double emploi et en assurant une approche commune dans tout le pays.

Le projet sera mis en œuvre en coordination avec le Ministère de l'intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique, notamment avec la Plateforme nationale pour la prévention des risques et la gestion des catastrophes du Burundi.

« Les communautés locales souffrent non seulement des conséquences directes des événements, comme la destruction des abris et des champs agricoles ainsi que les déplacements, mais sont également exposées à des risques directs et indirects importants en matière de santé publique, engendrés par les catastrophes », a déclaré AJ Morgen, chef de mission de l'OIM au Burundi.  « Soutenir les efforts de réduction des risques de catastrophe au Burundi est donc non seulement important mais surtout essentiel pour réduire les déplacements et améliorer les conditions nécessaires à un développement durable à long terme ».

La phase initiale du projet consiste en une évaluation multirisque à l'échelle du pays et en une cartographie des risques au niveau national, qui doit être scientifiquement adaptée pour répondre à cinq principaux risques : pluies torrentielles, vents violents, inondations, glissements de terrain et séismes. Les données recueillies au cours de l'évaluation des risques permettront de produire des cartes d'évaluation des risques pour chacun des cinq dangers.

La deuxième étape consistera à utiliser les cartes des risques pour mettre à jour ou élaborer des plans d'urgence dans les 18 provinces du Burundi. Associé au renforcement des capacités institutionnelles des plateformes de gestion des risques de catastrophes du pays, cela permettra aux communautés, aux autorités locales, aux organisations humanitaires et de développement de mieux se préparer et de mieux répondre à ces risques. 

Le dernier volet du projet fera participer les communautés les plus exposées aux catastrophes à la mise en œuvre d’activités de prévention et d'atténuation des catastrophes.

Les projets comprennent également un financement de réponse d'urgence pour permettre à l'OIM et à Oxfam de fournir des articles d’aide non alimentaire d'urgence et/ou un soutien pour les abris si une catastrophe importante se produit pendant la durée du projet. 

« Les changements climatiques touchent sévèrement la population burundaise et augmenteront la fréquence et l'ampleur des catastrophes naturelles à venir. L'UE a réagi et soutient désormais les efforts visant à prévenir ces catastrophes. Elle restera aux côtés du peuple burundais et s'appuiera sur l'expérience de l'OIM et d'Oxfam dans la gestion de ces risques », a expliqué S.E. Claude Bochu, Ambassadeur de l'Union européenne au Burundi.

Pour plus d'informations, veuillez contacter Jaïnil Didaraly, coordonnateur de la réduction des risques de catastrophes, OIM Burundi, tél. : +257 75 400 141, Email : jdidaraly@iom.int ou Alice Quagliato, responsable des programmes, Oxfam Burundi, Tél : +257 72 043 777. Email : alice.quagliato@oxfam.org

  • Les destructions causées par les pluies torrentielles et les inondations dans la province de Bujumbura Rural, au Burundi. Photo : Lauriane Wolfe, OCHA Burundi, avril 2020.

     

     

  • Suite aux inondations dévastatrices dans la province de Bujumbura Rural au début de l'année, un jeune homme commence à traverser les eaux des crues pour se rendre à la seule source d'eau potable proche. Photo : Lauriane Wolfe, OCHA Burundi, avril 2020.

  • Le Ministre burundais de l'intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique, S.E. Gervais Ndirakobuca, prononce un discours lors de la cérémonie de lancement à Bujumbura. Photo : Triffin Ntore, OIM Burundi, juillet 2020.