Myanmar : soutien aux travailleurs migrants dans cinq ambassades clés

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03/18/14

Myanmar - L’OIM œuvre avec le Ministère du travail, de l’emploi et de la sécurité sociale du Myanmar pour former 30 responsables de première ligne chargés de la gestion de la migration de main-d’œuvre et de la protection des travailleurs. Ces responsables seront postés dans les missions diplomatiques dans la sous-région du Mékong, au Moyen-Orient et en Asie de l’Est.

Le pays a augmenté le nombre de responsables de première ligne postés à l’étranger. Ils sont aujourd’hui au nombre de cinq. Les ambassades au Koweït et à Singapour disposent désormais de responsables à plein temps. D’autres responsables sont déjà postés en Thaïlande, en Malaisie et en République de Corée.

Ces fonctionnaires répondront aux demandes d’aide et aux réclamations des travailleurs du Myanmar, inspecteront les lieux de travail et négocieront avec les employeurs, entreront en contact avec les autorités des pays de destination pour parler des problèmes clés des travailleurs migrants, et aideront les travailleurs vulnérables à rentrer chez eux en toute sécurité.

« Les travailleurs migrants du Myanmar sont confrontés à la discrimination, aux faibles salaires, à l’exploitation et à la traite dans plusieurs pays de destination. Il n’y a souvent personne pour les aider. C’est pour cette raison que le gouvernement du Myanmar déploie un nouveau groupe de responsables de la main-d’œuvre pour aider les travailleurs migrants du Myanmar à accéder à leurs droits et avantages, garantir leur protection et résoudre les problèmes entre les employeurs et les employés », a déclaré Son Excellence U Aye Myint, Ministre du travail, de l’emploi et de la sécurité sociale, lors du lancement de la formation à Nay Pyi Taw, la capitale.

Le Myanmar compte environ 2,6 millions de travailleurs migrants en Thaïlande seulement. D’après une récente étude réalisée par l’OIM en Thaïlande, ces travailleurs rapatrient actuellement environ 1,7 milliard de dollars par an.

« Les responsables de première ligne à l’étranger sont essentiels à l’amélioration du bien-être de ces travailleurs migrants », a déclaré le chef de la mission de l’OIM, Kiera Gorman Best. « La nécessité d’établir des liens entre les missions à l’étranger, la diaspora et les communautés de migrants est un des enseignements clés tirés des autres pays. »

L’un des thèmes essentiels de la formation est l’aide aux ressortissants du Myanmar qui pourraient avoir été victimes de traite à l’étranger. Les formateurs de l’OIM et le personnel du Ministère examineront les procédures internationales d’aide aux migrants vulnérables et développeront des procédures opératoires spécifiques au pays afin d’examiner et d’aider les victimes de traite dans les missions diplomatiques.

Par ailleurs, quatre responsables de première ligne seront spécialement formés à identifier les migrants qui pourraient être victimes de traite et à coopérer avec l’OIM dans les pays concernés pour les aider à rentrer chez eux en toute sécurité. L’OIM et le gouvernement du Myanmar coopèrent sur le retour des victimes de traite depuis 2007. Plus de 600 victimes sont ainsi rentrées de Thaïlande et plus d’une centaine de pêcheurs victimes de traites sont rentrés d’Indonésie, de Thaïlande et du Timor Leste.

La formation de deux jours fait partie d’un programme plus large issu de la coopération technique de l’OIM avec le Mynamar sur la gestion de la migration de main-d’œuvre internationale, financé par le Fonds de développement de l’OIM et le Département d’état américain.

Pour plus d’information, veuillez contacter

Maciej Pieczkowski
chargé du programme
OIM Mynamar
Email : mpieczkowski@iom.int