Communiqué
Global

Ouverture d'un nouveau centre pour les mineurs non-accompagnés à la frontière sud du Mexique

l'OIM et ses partenaires (le PNUD, l'UNICEF et le gouvernement de
l'état du Chiapas) ont ouvert un centre dans la ville
frontalière de Tapachula, afin de fournir une zone
protégée et des soins au nombre croissant de mineurs
non-accompagnés originaires d'Amérique Centrale qui
entrent au Mexique par la frontière sud.

Le centre, financé par les gouvernements australien,
canadien et néo-zélandais, et géré par
les autorités locales, fournit des soins médicaux de
base, un soutien psychosocial, un accès au
téléphone permettant de joindre les membres des
familles, des activités récréatives, et des
possibilités de formation professionnelle.

La plupart des mineurs non-accompagnés, âgés
de 10 à 17 ans, font le voyage seuls pour rejoindre leurs
parents déjà présents aux Etats-Unis, ou
migrent sous la pression des familles afin de trouver du travail et
de rapatrier des fonds chez eux. Les estimations indiquent qu'il
pourrait y avoir 20 000 jeunes qui migrent chaque année.

« Tous les mineurs non-accompagnés,
indépendamment de leur âge, sont
particulièrement vulnérables aux mauvais traitements
et à l'exploitation, mais leur nombre n'apparait pas
clairement dans les études menées ou dans les
statistiques actuelles », déclare Juan Artola, chef de
mission de l'OIM au Mexique.

Selon les responsables locaux de l'immigration et du maintien de
l'ordre, 5 200 garçons et filles d'Amérique Centrale
ont été interceptés à la
frontière du sud du Mexique en 2008. Cependant, de nombreux
autres font le voyage seuls et ne sont pas interceptés par
les autorités.

Les ONG locales estiment que quelque 3 000 mineurs,
principalement originaires d'El Salvador, du Guatemala et du
Honduras, sont actuellement présents dans la zone
frontalière et gagnent péniblement leur vie. Ils
travaillent en tant camelots, dérobent des objets dans les
camions, ramassent les ordures, travaillent dans les bars et
restaurants en tant que prostitués et aides de cuisine, ou
mendient.

Ce nombre ne comprend pas beaucoup de jeunes filles
guatémaltèques qui travaillent en tant que
domestiques, mais en raison de la proximité du pays avec
leurs villages d'origine, elles traversent souvent la
frontière.

Juan Artola confie qu'il reste beaucoup de travail à
faire pour s'assurer que les droits de ces jeunes soient
protégés. « La plupart des mineurs
non-accompagnés ont entre 14 et 17 ans. Souvent, il n'existe
aucunes directives et les gouvernements locaux ne disposent pas des
infrastructures, de la formation et des ressources
nécessaires pour aider cette tranche d'âge.

Le Sous-secrétaire de l'Intérieur mexicain, en
coopération avec l'OIM, a créé un groupe de
travail interinstitutionnel afin de promouvoir la coordination et
les actions concrètes pour protéger ces enfants.
L'OIM travaille également avec le gouvernement d'état
du Chiapas afin de mettre au point des directives et de renforcer
la capacité au sein des institutions qui sont en contact
avec les mineurs.

Depuis 2005, l'OIM aide les mineurs non-accompagnés a
rentrer chez eux grâce au Fonds de réserve pour le
retour des migrants extrêmement vulnérables
créé par la Conférence régional sur la
migration. Il s'agit d'un forum régional sur la migration
internationale qui réunit le Belize, le Canada, le Costa
Rica, la République Dominicaine, El Salvador, le Guatemala,
le Honduras, le Mexique, le Nicaragua, le Panama et les
Etats-Unis.

Pour plus d'informations, veuillez contacter:

Fernanda Ezeta

OIM Mexico

Tél. + 525 555 36 39 54

E-mail : "mailto:fezeta@iom.int">fezeta@iom.int