A Sigmo, en Ethiopie, l’aide pour les moyens d’existence donne une chance aux migrants de retour

Posted: 
12/17/19
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Assisted Voluntary Return and Reintegration

Addis-Abeba –  Après plusieurs mois passés au Yémen, Fuad Faris est rentré en Ethiopie en 2018. Il avait dépensé toutes ses économies pour tenter d’atteindre le Royaume d’Arabie saoudite à la recherche d’un emploi rémunérateur. Ses rêves se sont brisés lorsqu’il a été arrêté au Yémen pour entrée illégale dans le pays.

« Je suis parti à la recherche d’argent et d’une vie meilleure mais j’ai trouvé l’inverse », a expliqué Fuad, aujourd’hui dans la vingtaine.

Même s’il était soulagé de rentrer en Ethiopie après son calvaire dans un pays étranger, il ne savait pas comment il allait survivre après s’être installé dans sa ville natale de Sigmo, dans l’Etat régional d’Oromia.

Aujourd’hui, deux ans plus tard et avec l’aide du programme de retour humanitaire volontaire de l’OIM, Fuad est le fier propriétaire d’un petit kiosque. Il fait partie des 122 migrants de retour qui ont bénéficié d’une aide à la réintégration financée par le gouvernement danois que l’OIM met en œuvre à Sigmo.

En plus de son kiosque, Fuad a récemment acheté du fourrage pour le bétail, qu’il utilisera sur les terres agricoles qu’il a acquises. Il espère gagner encore plus d’argent grâce à cette activité pour pouvoir nourrir sa famille.

Fuad confie qu’il a aujourd’hui de meilleurs revenus que lorsqu’il a décidé de quitter le pays, ce qui était un facteur d’incitation majeur de sa décision originale de se rendre illégalement au Royaume d’Arabie saoudite.

Ahmed Jemal, un autre bénéficiaire de l’OIM qui gère un magasin pas loin de celui de Fuad, explique qu’il a aujourd’hui des économies et qu’il prévoit de transformer sa boutique en l’un des plus grands magasins de la ville.

« Je dis maintenant à beaucoup de gens de mon quartier qu’ils ne doivent pas désespérer et penser que l’herbe est plus verte ailleurs. La vie peut être bien ici aussi si l’on travaille dur », a déclaré Ahmed.

En fonction de la disponibilité du financement, l’OIM fournit une aide à la réintégration aux migrants de retour par rapport à leurs besoins et intérêts individuels. A Sigmo, l’aide à la réintégration soutient l’établissement de kiosques, de commerces de détail et d’entreprises d’engraissement de bétail.

La plupart des propriétaires de commerce ayant augmenté leur stock depuis la création de leur entreprise l’an dernier, et les entreprises d’engraissement de bétail travaillant aujourd’hui au service des exploitations laitières, le taux de réussite de tous les bénéficiaires réintégrés à Sigmo est élevé.

En 2019, l’OIM en Ethiopie a pu fournir une aide à la réintégration à 2 017 personnes de divers pays. Les efforts de réintégration de l’OIM et les programmes de génération de moyens d’existence font partie de la démarche de l’Organisation visant à rendre les communautés plus résistantes à la migration irrégulière en proposant des moyens de subsistance alternatifs.

« Nous réalisons des évaluations et consultons les migrants de retour pour savoir comment ils vont. A ce jour, nous n’avons vu aucun migrant de retour qui a dû fermer sa boutique ou migrer à nouveau de façon irrégulière. Toutefois, leur réussite dépend principalement de leur détermination et de leur travail », a déclaré Abdulhakim Lusa, expert du suivi au Ministère des affaires sociales à Sigmo, à propos de la réussite des migrants de retour.

D’après ce responsable, l’aide à la réintégration et les formations à l’entrepreunariat sont très utiles pour permettre aux migrants de retour de créer des entreprises prospères.

Pour plus d’informations, veuillez contacter Alemayehu Seifeselassie, OIM Ethiopie, Tel. +251 11 6611117 (ext. 455), mobile : +251 91 163 9082, email : salemayehu@iom.int

  • Le personnel de l’OIM aide Ahmed Jemal, un Ethiopien de retour du Yémen et bénéficiaire qui gère un magasin à Sigmo, en Ethiopie. Photo : OIM