S’unir pour mettre fin à la Tuberculose - OIM

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03/23/17

Suisse - A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose 2017, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) se joint au Partenariat Halte à la tuberculose, à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ainsi qu’à d’autres partenaires clés pour intensifier les efforts visant à sensibiliser davantage le public à la tuberculose et à ses incidences sur les populations vulnérables, telles que les migrants.

Bien que la tuberculose soit une maladie curable, le Rapport 2016 de l’OMS sur la lutte contre la tuberculose dans le monde rappelle qu’elle reste la maladie infectieuse la plus meurtrière à l’échelle mondiale, causant chaque année plus de décès que le VIH/sida ou le paludisme. En outre, elle est une source de stigmatisation et de discrimination dans de nombreux pays, réduisant davantage encore les possibilités d’accès aux services de soin et de prévention pour des populations clés, y compris les migrants.

Lors de l’Assemblée générale des Nations Unies tenue en septembre 2016, les dirigeants mondiaux ont décidé d’élaborer un pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, et un pacte mondial sur les réfugiés. Dans ce contexte, la santé de tous les migrants est l’une des grandes questions auxquelles les gouvernements et la communauté internationale doivent s’atteler, par des mesures visant à promouvoir l’accès des migrants aux soins de santé, le respect de leurs droits de l’homme, et la reconnaissance de leurs contributions positives au développement durable.

En cette Journée mondiale de lutte contre la tuberculose, l’OIM lance un appel en faveur d’une coopération internationale et d’une approche plus volontaristes afin d’éradiquer la tuberculose d’ici à 2030, comme le prescrivent les objectifs de développement durable des Nations Unies.

En mai 2014, la soixante-septième Assemblée mondiale de la Santé avait adopté la nouvelle Stratégie de l’OMS pour mettre fin à la tuberculose, qui vise à éradiquer l’épidémie mondiale d’ici à 2035 en établissant des indicateurs et cibles précis. Elle est fondée sur l’approche « Connaissez votre état » et axée sur les services aux populations les plus vulnérables et marginalisées.

Pour continuer à lutter contre la tuberculose en vue de son éradication, l’OMS et l’OIM ont élaboré des recommandations visant à adapter cette stratégie, afin de pouvoir répondre aux besoins particuliers des migrants et des populations mobiles.

Chaque jour, les bureaux de l’OIM du monde entier mettent en œuvre des programmes et des mesures de lutte contre la tuberculose, aident les populations vulnérables à accéder aux services de santé, et prônent l’adoption de politiques de santé incluant les migrants auprès des gouvernements et autres parties prenantes.

Le chemin suivi pour parvenir à un monde sans tuberculose débouchera, en 2018, sur une réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies consacrée à la lutte contre la tuberculose.

De concert avec nos partenaires, nous lançons un appel en faveur d’une action internationale de coordination le 24 mars 2017 et au-delà, afin de faire en sorte que la tuberculose soit éradiquée.

Nous devons nous « unir pour mettre fin à la tuberculose » car celle-ci n’a pas de frontières, en veillant à « ne laisser personne de côté ».

Les ouvriers de la fabrique de briques de Mawlamyine, dans l'État du Myanmar, constituent l'un des nombreux groupes de travailleurs migrants qui reçoivent une éducation sanitaire de l'OIM sur des questions telles que la tuberculose, le paludisme et le VIH.