Une étude de l’OIM évalue les risques liés à la migration le long des itinéraires méditerranéens

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12/16/16

Allemagne - Plus d’un million de migrants ont risqué leur vie pour entrer dans l’Union européenne par des voies irrégulières en 2015. Cette année, plus de 350 000 migrants irréguliers sont arrivés en Europe jusqu’ici, et plus de 4 700 ont perdu la vie dans la Méditerranée.

Une nouvelle étude de l’OIM intitulée : « Assessing the Risks of Migration along the Central and Eastern Mediterranean Routes: Iraq and Nigeria as Case Study Countries » explore les principaux risques auxquels sont confrontés les migrants lorsqu’ils quittent leur lieu d’origine, pendant leur périple et une fois arrivés à destination.

Le rapport repose sur une recherche qualitative approfondie dans les pays le long des itinéraires migratoires de Méditerranée orientale et centrale. Il est centré sur les migrants iraquiens et nigérians car le Nigéria est le principal pays d’origine des migrants qui voyagent à travers la Méditerranée centrale. Les Iraquiens sont le troisième principal groupe de migrants ayant emprunté l’itinéraire de la Méditerranée orientale en 2016.

L’étude ajoute également de nouvelles perspectives au discours d’expansion des voies de migration légale et de moyens légaux pour demander l’asile.

« Le périple vers l’Europe comporte de nombreux risques et dangers. Il nécessite des ressources financières et une endurance physique. Ainsi, les plus vulnérables, souvent incapables de supporter ce pénible voyage, sont abandonnés dans le lieu d’origine », a déclaré Arezo Malakooti, auteur de l’étude.

Dans le cas des Iraquiens, l’étude a identifié de nombreux habitants quittant le pays à la recherche d’une sécurité. Le périple suppose souvent de voyager à travers des zones d’Iraq ou de Syrie contrôlées par Daesh, l’auto-proclamé Etat islamique.

« Le moment le plus difficile était de quitter Mossoul. Nous savons que l’EI tue les gens et harcèlent les femmes sans raison. A cause de leur réputation, nous savions que si nous étions vus, nous pouvions être enlevés ou tués », a confié une iraquienne de 36 ans, interrogée en Allemagne.

Dans le cas des Nigérians, l’étude identifie le risque qu’ils courent entre les mains des trafiquants. Des Nigérians dupés et amenés à se rendre en Libye pour ensuite être vendus à leur arrivée pour l’esclavage moderne ont aussi été interrogés. L’étude a également identifié d’autres risques associés au trafic illicite et à la traite d’êtres humains en Libye.

 

L’étude a été mandatée par le Centre de l’OIM d’analyse des données migratoires mondiales (GMDAC) pour le compte du Département britannique pour le développement international (DFID). Elle peut être téléchargée ici : https://publications.iom.int/books/assessing-risks-migration-along-centr...

 

Pour plus d’informations, veuillez contacter Arezo Malakooti, OIM GMDAC à Berlin, Tel: +49 152 3789 1701, Email: amalakooti@iom.int