Communiqué
Global

Une étude souligne la nécessité de libre circulation de la main-d’œuvre en Afrique de l’Est

Panel discussion during the launch of the EAC comparative on free movement of labour. Dodoma, United Republic of Tanzania. 

Dodoma - Une nouvelle étude exhorte les pays membres de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) à adopter des politiques de migration de main-d’œuvre conformes aux meilleures pratiques internationales, à améliorer la gestion des données et à renforcer la mise en place de postes-frontières uniques. L’étude comparative évalue les tendances migratoires et les problématiques politiques au Burundi, au Kenya, au Rwanda et en République unie de Tanzanie - quatre des six pays de la CAE. 

En 2010, l’Organisation internationale du Travail (OIT) a estimé qu’il y avait environ 19,3 millions de migrants en Afrique, donc 8,4 millions répertoriés en tant que travailleurs migrants. En 2015, la population de la CAE, qui comprend également le Soudan du Sud et l’Ouganda, était estimée à 145,5 millions d’habitants, avec un produit intérieur brut équivalent à 147,5 milliards de dollars. Tandis que les efforts s’intensifient pour atteindre des étapes-clés de l’intégration, en particulier dans le contexte du Protocole de marché commun de la CAE, les mouvements frontaliers de travailleurs font de la migration de main-d’œuvre un sujet pertinent pour les Etats partenaires. 

Le Protocole de marché commun de l’Afrique de l’Est prévoit la circulation des personnes, des documents de voyage et la libre circulation des travailleurs en particulier. Il est centré sur trois questions migratoires : les cadres politiques nationaux, la gestion des données et les pratiques des travailleurs migrants. 

« Nous nous réjouissons de l’engagement et de la coopération de la République unie de Tanzanie dans la réalisation de cette étude et nous sommes convaincus que la présentation des résultats aidera le gouvernement de Tanzanie et les trois autres Etats membres de la CAE à améliorer la gestion de leurs flux migratoires, en particulier ceux liés au travail », a déclaré le Dr. Qasim Sufi, chef de mission de l’OIM en Tanzanie. 

« Les personnes à travers le monde étant de plus en plus mobiles, la migration de main-d’œuvre est sans aucun doute une question clé pour tous les gouvernements et les populations », a déclaré Tatiana Hadjiemmanuel, spécialiste thématique régionale sur la migration de main-d’œuvre et le développement humain au Bureau régional de l’OIM pour l’Afrique de l’Est et la corne de l’Afrique. « Nous sommes très satisfaits de voir la bonne volonté des pays de la CAE à œuvrer ensemble pour améliorer la protection des travailleurs migrants. » 

Vingt institutions différentes en République unie de Tanzanie et au Zanzibar, notamment le Cabinet du Président, les ministères du commerce et de l’industrie, les ministères du travail, les départements de l’immigration, le Congrès des syndicats de Tanzanie et l’Association des employeurs tanzaniens, ont participé au lancement qui s’est déroulé à Domoma, la capitale. 

L’étude comparative a été demandée dans le cadre d’un projet régional soutenant la mobilité de main-d’œuvre dans la Communauté d’Afrique de l’Est : Operationalizing the Common Market Protocol Provisions on Free Movement of Persons and Labour, financé par le Fonds de l’OIM pour le développement. 

Trois événements similaires se tiendront à Bujumbura, au Burundi, le 20 mars ; à Kigali, au Rwanda, le 21 mars ; et à Nairobi, au Kenya, le 4 avril 2019. 

Pour plus d’informations, veuillez contacter David Hofmeier, OIM Dar es Salaam, Tel : +255 699 674 975, Email : dhofmeijer@iom.int