Pakistan

Trois mois après les plus graves inondations dans l'histoire
du pays, bon nombre de victimes sont retournées dans leurs
villes et villages pour récupérer ce qu'il reste de
leurs biens et pour réparer ou reconstruire leurs maisons.
Mais les plus pauvres ne disposent toujours pas d'abris
décents et ont peu de chance de pouvoir reconstruire leurs
maisons ou leurs moyens d'existence.

Pour la première fois, suite aux plus graves inondations du
Pakistan ayant dévastées le pays, le personnel de
l'OIM est allé à la rencontre de personnes vivant
dans des villages du Penjab qu'ils avaient
précédemment formées à la
préparation aux catastrophes.

D’après les villageois vivant dans le district de
Jhang situé au cœur du Penjab, 122
bénévoles locaux ont pu sauver environ 1 000 victimes
des inondations pendant la catastrophe, grâce à la
formation reçue de l’OIM.

Des milliers de familles vivant dans de mauvaises conditions
d'hygiène dans les camps de déplacés, sans eau
ni traitement des déchets, reçoivent des informations
de la part de l'OIM sur la prévention des maladies et sur
l'hygiène de base lors de la Journée mondiale du
lavage des mains.

Une étude de l'OIM au Penjab indique qu'environ 85% des
personnes déplacées en raison des plus graves
inondations du Pakistan sont rentrées chez elles pour tenter
de récupérer ce qu'il reste de leurs biens et pour
commencer à reconstruire. De plus en plus de personnes
rentrent chez elles chaque jour.

L'OIM rend aujourd'hui hommage aux victimes du séisme du 8
octobre 2005 qui avait dévasté une grande partie du
nord du Pakistan et du Cachemire administré par l'Inde.

Au Pakistan seulement, quelque 75 000 personnes avaient
trouvé la mort et 3,5 millions ont perdu leurs maisons dans
le séisme, d'une magnitude de 7,6 sur l'échelle de
Richter.

Alors que les eaux se retirent et que des centaines de milliers de
familles retournent dans des villes et villages
dévastés dans les provinces de Khyber Pakhtunkhwa, du
Penjab et du Sindh, le gouvernement et les organismes humanitaires
doivent faire face aux besoins d’abris avant
l’arrivée prochaine de l’hiver.

L’OIM lance un projet pilote d’un montant de 192 000
dollars afin de proposer des fournitures et des outils aux victimes
des inondations qui retrouvent leurs maisons endommagées ou
détruites.

Ce projet d’une durée d’un mois constitue une
alternative aux abris de transition fabriqués à
l’aide de bambou, de cadres en bois et de bâches en
plastique pour le toit et les murs. La fourniture de
matériaux produits au niveau local devrait permettre en
effet aux victimes de reconstruire leurs maisons de manière
plus permanente.

Les opérations d'acheminement de l'OIM visant à
distribuer des abris d'urgence et d'autres types d'aide aux
victimes des plus graves inondations dans l'histoire du Pakistan
s'étendent rapidement grâce à l'aide des
partenaires locaux. Elles demeurent cependant insuffisantes par
rapport aux besoins urgents, en particulier au sud du pays.

L'OIM travaille en coopération avec l'Autorité
provinciale de gestion des catastrophes (PDMA) ainsi qu'avec trente
organismes locaux et internationaux afin de mieux coordonner la
distribution d'abris d'urgence à plus d'un million de
familles sinistrées dans la province touchée par les
inondations.

L'OIM demande 114 millions de dollars aux donateurs internationaux
afin d'aider plus de 20 millions de personnes touchées par
les plus graves inondations dans l'histoire du Pakistan.

L'appel, destiné à couvrir une large gamme de
projets de secours et de relèvement qui seront mis en place
d'ici juillet 2011, fait suite à un appel de 38 millions de
dollars précédemment lancé au mois
d'août.

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