Pour surmonter la crise sanitaire mondiale actuelle, il faut inclure les migrants et les autres personnes qui voyagent dans les réponses générales à la COVID-19, en portant une attention particulière aux populations marginalisées ou en situation de vulnérabilité ou d’exploitation. Les conséquences directes et indirectes de la pandémie pour les migrants, en particulier les femmes, les jeunes filles et les enfants, sont aggravées, et encore amplifiées dans les contextes de fragilité, de conflit et d’urgence1. Pendant la pandémie, les enfants migrants peuvent se trouver doublement vulnérables : en tant qu’enfants et en tant que migrants. La situation de vulnérabilité est plus grande encore dans le cas des enfants migrants non accompagnés et/ou séparés de leurs parents et de leurs proches, car ils ne sont pas protégés2. Lors de sessions précédentes du Dialogue international sur la migration (IDM), l’attention a été attirée sur la nécessité de protéger et d’autonomiser les populations migrantes vulnérables, en particulier les femmes, les enfants et les victimes de la traite et du trafic illicite, et sur les désavantages et les diverses formes de marginalisation auxquels ces catégories de migrants peuvent être confrontées, et des appels ont été lancés pour que des mesures particulières soient prises afin d’assurer leur protection. Les différences entre les sexes doivent être prises en compte dans les interventions d’urgence. Une discussion sur cette question permettra de mettre en lumière la situation des migrants en détresse partout dans le monde et celle des personnes déplacées ayant besoin d’aide, qui se trouvent souvent dans des situations précaires. Les incidences de la pandémie ont fait clairement apparaître que personne ne peut être à l’abri tant que tous ne le sont pas. Seule une démarche inclusive – qui ne fait réellement aucun laissé pour compte – permet de garantir la sûreté et le bien-être de tous.
Orateurs :
• Sarah Arriola, Sous-Secrétaire en charge des travailleurs migrants, Philippines
• Jean Ayoub, Directeur général et Secrétaire général, Service social international – Secrétariat général
• Nick Grono, Directeur général, Freedom Fund, Royaume-Uni
• André Silva, Coordonnateur, Unité chargée du trafic illicite de migrants, INTERPOL
• Isabela Atanasiu, Conseillère juridique, Direction générale de la migration et des affaires intérieures au sein de la Commission européenne
• Trang Hong Vu, Grand groupe des enfants et des jeunes des Nations Unies, Cofondatrice de STEPFORWARD Education, Viet Nam






