Facts and Figures
Population (2015)
4.1 million
Net Migration Rate (2015-2020)
-0.9 migrants/ 1,000 population
Immigrants (2015)
3.4%
Women as a Percentage of Immigrants (2015)
41.9%

Vue d'ensemble

La République Islamique de Mauritanie est un vaste pays de plus de 5’000 kilomètres de frontières terrestres et des traditions anciennes de migration et d’hospitalité. Ce pays « trait - d’union » entre le monde Arabe et l’Afrique Sub-Saharienne est cependant confronté à plusieurs défis de gestion des frontières, en raison d’un amalgame de divers facteurs géographiques, démographiques, économiques, politiques et sociaux, notamment l’augmentation des flux migratoires, de transits et des menaces transfrontalières telles que le vol de bétail, le terrorisme, le trafic d'armes, d'êtres humains et de substances illicites. La gestion de ses larges frontières étant donc un défi important, pour lequel le Gouvernement Mauritanien a sollicité l’expertise de l’OIM en vue du développement de politiques visant à renforcer les capacités des départements gouvernementaux responsables de la gestion des frontières. L’OIM collabore avec ses partenaires dans le développement et la mise en œuvre de projets visant à améliorer la sécurité dans le Sahel, cela en renforçant le développement d’une stratégie de gestion des frontières conjointe entre le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie et le Niger.

Immigration et Gestion des Frontières en Mauritanie – IBM Mauritanie

Avec une superficie de 1’030’700 km2 et 3.5 million d’habitants, la République Islamique de Mauritanie est un vaste pays largement inhabité. La gestion des frontières demeure un réel défi pour ce pays qui n’a que 47 postes frontières terrestres pour plus de 5000 kilomètres de frontières terrestres et 800 kilomètres de côtes littorales.

Dans ce contexte, l'OIM collabore avec le Gouvernement Mauritanien et ses partenaires pour renforcer les capacités de gestion des frontières nationales et communes dans la région Sahélienne.

Projets

  • Renforcement de la Gestion des Frontières en Mauritanie - L'implication de la gendarmerie
    (Décembre 2013 - Avril 2017)
    Bailleur de Fonds: Union Européenne

    Ce projet, financé par l'Union Européenne, est réalisé en coordination directe avec le ministère de l'Intérieur et de la Décentralisation et avec la gendarmerie. . Il est une composante de l'Assistance Technique de l'UE à la Mauritanie prévue dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Gestion de la Migration. Il contribue à renforcer les capacités de la gendarmerie nationale et de la police aux frontières à travers des sessions de formation sur la gestion des frontières et l'élaboration, la révision et la diffusion de procédures opérationnelles standards. Les activités développées dans le projet visent à renforcer la sécurité le long de la frontière Sud de la Mauritanie et la protection des voyageurs, en particulier contre les menaces transnationales. Le soutien à la Gendarmerie comprend des sessions de formation théorique, la construction de quatre postes-frontières et d'un centre de coordination transfrontalière, ainsi que la fourniture d'équipements spécifiques. Ce projet permet également à l’OIM Mauritanie de faciliter le retour volontaire et la réintégration de 60 migrants en situation irrégulière en Mauritanie qui souhaitent retourner dans leur pays d'origine dans le cadre de l’Assistance au Retour Volontaire et à la Réintégration (AVRR).

Avec seulement environ 50 postes-frontières pour couvrir plus de 5’800 kilomètres de frontières terrestres, aériennes et maritimes, la gestion des frontières est un défi important pour le Gouvernement Mauritanien. L’abondance des espaces inhabités dans son territoire font de la Mauritanie un endroit idéal pour la prolifération des réseaux criminels. Les personnes qui aspirent à migrer vers d’autres pays pour de meilleures opportunités, telles que les jeunes constituent des proies faciles pour ces réseaux criminels. Comprendre et interrompre les chaines de financement des groupes criminels contribueraient grandement à l’éradication des activités illicites dans la région. Pour cela, les policiers et les gendarmes Mauritaniens doivent être outillés avec les connaissances et les capacités nécessaires pour répondre aux menaces posées par les groupes criminels transnationaux. Le projet « Renforcement de la capacité à lutter contre la migration irrégulière, le crime organisé et le terrorisme en Mauritanie » financé par le Gouvernement du Japon apporte un soutien notable en renforçant les capacités des militaires de la gendarmerie et des fonctionnaires de la police aux frontières Mauritaniennes pour qu’ils acquièrent une connaissance et une compréhension plus holistique de la menace terroriste, une analyse plus fine des informations relatives à la migration irrégulière, au crime organisé et au terrorisme.

Immigration et Gestion des Frontières dans le Sahel – IBM dans le Sahel

Entre 2010 et 2013, les projets mis en œuvre par l'OIM Mauritanie ont permis d'améliorer la capacité de contrôle des frontières nationales au niveau opérationnel, en particulier du côté mauritanien de la frontière avec le Sénégal. Depuis 2013, l'OIM Mauritanie et l'OIM Mali ont entrepris une action commune visant à améliorer la gestion des frontières et la sécurité dans les zones frontalières vulnérables entre les deux pays, à travers le renforcement des mécanismes de sécurité nationale et régionale. Le renforcement de la coordination et du partage de l'information entre les polices des frontières de la Mauritanie et du Mali, grâce à la participation active des communautés locales dans la protection de la zone frontalière, vont surement améliorer la performance des fonctionnaires de la police des frontières. De plus, l'OIM a construit le principal poste frontière de Gogui entre la Mauritanie et le Mali. Parallèlement, l'organisation fournit également une formation commune sur les patrouilles aux cadres de la gestion des frontières de Mauritanie et du Mali.

En outre, l'OIM facilite la réalisation des objectifs fixés dans la stratégie et dans la politique définie par les pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) par le biais d'une initiative complémentaire financée par le gouvernement du Japon. Le projet ("Renforcement de la Sécurité dans le Sahel"), vise à améliorer la sécurité dans le Sahel par le renforcement des capacités opérationnelles et stratégiques et par l'adoption d'une approche régionale sur l'immigration et la gestion des frontières.

Projets

  • Immigration et Gestion des Frontières entre la Mauritanie et le Mali
    (Mars 2015 – Mars 2017)
    Bailleur de Fonds : Gouvernement du Japon

    La gestion coordonnée et conjointe des frontières entre la Mauritanie et le Mali est nécessaire afin d’assurer la sécurité des populations et voyageurs entre les deux pays et dans la région.. Afin d’assurer une gestion efficace des zones frontalières entre la Mauritanie et le Mali, les bureaux de l’OIM dans les deux pays mettent en œuvre un projet visant à l’élaboration d’une stratégie conjointe de gestion des frontières et à l’amélioration de la coordination bilatérale et de la collaboration des autorités frontalières.

  • Renforcement de la Sécurité dans le Sahel
    (Mars 2015 – Septembre 2016)
    Bailleur de Fonds: Gouvernement du Japon

    La région du Sahel est l’une des régions les plus volatiles en Afrique aujourd’hui. L’étendue des frontières des pays de la région qui sont en grande partie non-réglementées est un facteur majeur contribuant à l’insécurité en Afrique de l’Ouest et dans le Maghreb. La faiblesse des contrôles aux frontières a permis à des groupes criminels et terroristes transnationaux d’étendre leurs activités dans toute la région ces derniers mois avec une facilité relative, causant de nombreux dommages aux populations locales.

    C’est dans ce contexte que l’OIM travaille au Burkina Faso, au Mali en Mauritanie et au Niger afin d’évaluer et d’améliorer leurs mécanismes de contrôle et de gestion de leurs frontières respectives et dans le but de contribuer à l’amélioration de la sécurité régionale dans le Sahel en développant des approches de gestion des frontières plus solides et plus cohérentes. Plus précisément, l’OIM se concentre sur le renforcement des capacités opérationnelles et stratégiques visant à favoriser des liens plus forts entre les systèmes juridiques et de contrôle des migrations entre les pays du Sahel. Une initiative parallèle et financée par l’Agence Japonaise de Coopération Internationale sera étroitement coordonnée au Niger et évaluée afin de maintenir de bons résultats au niveau régional.

    La mise en œuvre globale du projet sera réalisée au niveau régional, avec un accent sur le soutien à la mise en œuvre des interventions spécifiques et adaptés au niveau des pays.

Stabilisation des Communautés et Prévention des Conflits

A la suite des affrontements ayant débuté dans le Nord du Mali en 2012, la Mauritanie a accueilli, dans le Sud-Est du pays, plus de 50’000 réfugiés. Le camp de réfugiés de M’Béra se trouve dans une région aride, où la population vit principalement de l’élevage. Le manque d’eau couplé à une désertification grandissante rend la survie d’un cheptel, qui a vu sa taille doubler avec l’arrivée des réfugiés, de plus en plus difficile et menace grandement la sécurité alimentaire de la population.

Projets

  • Stabilisation des Communautés et Prévention des Conflits: Assistance Humanitaire aux refugies et à leurs communautés hôtes
    (Novembre 2016 – Octobre 2017)
    Bailleur de Fonds: Gouvernement des Etats-Unis d’Amérique

    En réponse à la crise alimentaire et nutritionnelle qui sévit dans le Sud-Est de la Mauritanie, l'OIM met en œuvre un programme d'assistance humanitaire financé par le Gouvernement des États-Unis visant à lutter contre l'insécurité alimentaire et à accroître les moyens de subsistance des migrants, des réfugiés et de leurs communautés hôtes dans la région.

    Cette deuxième phase mettra beaucoup plus l’accent sur la santé animale et l’accès à l’eau qui ont été identifiés comme les deux besoins majeurs dans la région. Ce projet, va continuer le suivi de la mise en place des « comités mixtes » composés de réfugiés, migrants en transit, et des communautés locales en œuvre en partenariat avec le Haut-Commissariat des Droits de l’Homme afin d'assurer une coexistence pacifique entre les réfugiés et les communautés d'accueil et de faciliter le partage des ressources dans un environnement difficile.

Lutte contre la Traite des Personnes

L’OIM lutte contre la traite des personnes depuis 1994. En 20 ans, l’Organisation a apporté une aide à plus de 70’000 victimes de la traite. Les objectifs principaux de l’OIM sont de prévenir la traite et de protéger les victimes, tout en leur offrant la possibilité d’une réintégration sûre et durable dans leur pays d’origine. Malgré l’absence de données fiables à l’échelle mondiale, on estime que des millions de personnes sont victimes de la traite chaque année. La traite et l’exploitation des personnes génèrent des milliards de dollars de revenus illégaux chaque année pour les trafiquants, qui sont souvent liés à la criminalité organisée. Les victimes de la traite sont réduites en esclavage et peuvent garder des séquelles physiques et psychologiques pour le reste de leur vie. Des sévices graves leur sont infligés : viol, torture, menaces à l’encontre de leur famille ou leurs proches, ainsi que d’autres formes de violence physique, sexuelle et psychologique qui peuvent atteindre une brutalité extrême et les rendre invalides pour le reste de leur vie, voire entraîner leur mort.  

Projets

  • Lutter contre la Traite des Personnes
    (Novembre 2015 – Février 2017)
    Bailleur de Fonds: Gouvernement de la République Fédérale d’Allemagne

    Bien que le gouvernement de la Mauritanie ait ratifié le Protocole de Palerme sur la traite des personnes ainsi qu’une loi nationale anti-traite en 2003, les populations vulnérables demeurent à risque. Dans ce contexte, l’OIM assiste le Gouvernement Mauritanien avec la mise en œuvre d’un projet financé par la République Fédérale d’Allemagne afin de sensibiliser les communautés vulnérables sur les risques et les tactiques de recrutement de trafiquants, renforcer les capacités nationales sécuritaires et juridiques pour reconnaître, interdire et sanctionner la traite des personnes, et offrir une assistance aux victimes (assistance à la réintégration, assistance légale et médicale, renforcement des capacités). Le projet comprend également un cycle de formation pour les journalistes et la société civile afin de développer leur niveau de connaissances sur le sujet de la traite de personne. Enfin, un mécanisme de référencement est mis en place afin d’assister les victimes de traite.

Assistance directe aux Migrants

Projets

  • Améliorer les Capacités d’Intervention en Mauritanie en Matière d’Assistance aux Migrants en Transit ou vulnérables à travers l’Accès à la Santé, au Droit et à l’Aide à la Réintégration
    (Aout 2016 – Aout 2018)
    Bailleur de Fonds : Union Européenne

L’Afrique du Nord se caractérise par des scénarios migratoires complexes, englobant les mouvements au sein, à partir, à travers et vers la région. Il existe des flux de migrants en situation irrégulière entraînés principalement par des facteurs économiques et à travers l’Afrique du Nord pour atteindre l’Europe. Dans tous les cas des demandeurs d’asile, les réfugiés et les migrants en situation administrative irrégulière peuvent être exposés à un large éventail de risques, les abus et l’exploitation, ce qui augmente leur vulnérabilité. La protection de leurs droits est donc une préoccupation majeure.

La nécessité des programmes régionaux renforcés et élargis pour le développement et la protection (RDPPs) en Afrique du Nord et la Corne de l’Afrique, ont été mis en place afin de répondre aux besoins de protection au sein des flux migratoires mixtes actuels et d’assurer une approche plus coordonnée avec des actions orientées vers le développement y compris l’option du retour volontaire assistée et l’aide à la réintégration.

Engager la Diaspora Mauritanienne

Autour du monde, les gouvernements se rendent progressivement compte des avantages que les migrants apportent à la fois à leurs pays d’origine et leurs destinations. L’OIM est l’organisation chef de file aidant les gouvernements à élaborer des politiques et des programmes mettant en valeur les atouts financiers et intellectuels des migrants et de leurs descendants.

Projets

  • Développer un Outil pour Cartographier la Diaspora Mauritanienne
    (Novembre 2015 – Février 2017)
    Bailleur de Fonds: Fonds de l’OIM pour le Développement

    L’OIM met en place un outil simple et fiable de collecte de données afin que le Gouvernement puisse acquérir des informations détaillées sur sa diaspora, dans le but de comprendre sa démographie, son profil et sa volonté d’investissement en Mauritanie.

 

 

Dernière mise à jour:
Texte: Janvier 2017
Données et chiffres: Février 2016